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La Tour de Frankenstein (1957)

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Jean-Claude Carrière

La Tour de Frankenstein

(1957)

Ce n’est désormais un secret pour personne, Benoit Becker n’existe pas. C’était l’un des nombreux pseudonymes pour écrivains utilisé par l’éditeur Fleuve Noir, distribué à non pas une personne mais plusieurs, pratique très fréquente dans la littérature populaire et d’ailleurs encore utilisée de nos jours. Quatre auteurs se seraient partagés l’identité de ce Becker à la consonance anglaise: Stéphan Jouravieff, José-André Lacour, Christiane Rochefort, et dans le cas qui nous intéresse ici Jean-Claude Carrière. Un grand bonhomme nominé de nombreuses fois aux Césars comme aux Oscars, acteur occasionnel, réalisateur d’une poignée de courts-métrages, mais surtout scénariste, à qui l’on doit les scripts de Cyrano ...

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Beach Fever (1988)

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Beach Fever

(1988)

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S’il fallait résumer Beach Fever en deux mots, ce serait “chaotique” et “pathétique”, le film oscillant constamment entre les deux. A l’origine du projet il y a le producteur Alexander Tabrizi, un spécialiste de la série B à petit budget (Bloodsport II, Cyborg 3, The Lost Empire de Jim Wynorski) qui décida un jour de passer derrière la caméra. S’associant avec des scénaristes qui n’auront jamais rien fait d’autres et dont les noms sonnent faux – Francis X. Cornan et Larry W.W. Talbot, certainement des pseudonymes pour le cinéastes et l’un de ses associés, il livre là une comédie grasse à destination des adolescents, du genre à taper sous la ceinture et à jouer tant du slapstick cartoonesque que de l’érotisme à la Playboy...

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Brian Yuzna’s Tales of Blood Island

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Un peu oubliée de nos jours, la saga Blood Island représente pourtant un gros pan du cinéma d’exploitation philippin et de la carrière de son créateur, le cinéaste Eddie Romero. Réalisateur spécialisé dans la grosse série B (Beast of the Yellow Night, Black Mama, White Mama, Beyond Atlantis), il produisit la série avec plusieurs partenaires sous la bannière d’Hemisphere Pictures, une boite qui distribua aussi quelques titres d’Al Adamson en son temps. C’est au total quatre films qui virent le jour entre 1959 et 1970: Terror is a Man, Brides of Blood, The Mad Doctor of Blood Island et Beast of Blood, chacun se déroulant sur la même île tropicale surnommée l’Île de Sang...

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Doctor X (1932) | Version Technicolor

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Doctor X

(1932)

Professor Duke, don’t criticize Joanne for her state of undress !

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A l’origine de Doctor X, il y a une pièce de théâtre intitulée The Terror. Une petite “comedy mystery” en trois actes qui débuta à Broadway en Février 1931, pour un total d’environ 80 représentations. Lorsque les producteurs découvrirent qu’une autre pièce du même nom était déjà jouée en ville, craignant des poursuites judiciaires par ce concurrent, ils changèrent le titre de leur œuvre en Doctor X, d’après leur personnage principal, le Dr. Xavier (aucun rapport avec le Pr. Xavier, dit Professor X, des X-Men, mais impossible de ne pas faire le rapprochement)...

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Rats (2003) | Killer Rats

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Rats

(2003)

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Qu’ils soient gigantesques ou minuscules, les rats sont depuis toujours les plus fidèles compagnons du genre horrifique sous toutes ses formes. Qu’ils soient utilisés comme véritables personnages ou faisant juste parti du décors, ils sont toujours là, du vieux film d’épouvante gothique en noir et blanc à la super production hollywoodienne blindée d’images de synthèse. Pas surprenant du coup de voir Nu Image les utiliser pour sa collection de téléfilms d’attaque animales au début des années 2000. Succédant à une décevante seconde salve (Crocodile 2, Octopus 2, Shark Attack 2 et Spiders 2, tous bien moins réussis et soignés que leurs prédécesseurs), ce Rats bénéficie de la présence de Tibor Takács à la réalisation et se rapproche du coup de la première...

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The Dead Pit (1989) | Re-Animator Hospital

The Dead Pit

(1989)

“I’ve done Life. Now I’m doing Death.

Brett Leonard est un réalisateur à la carrière intéressante car tout en dents de scie, mêlant le bon avec le pire. Question grosses productions, il triomphe avec Programmé Pour Tuer et son Russell Crowe holographique et meurtrier, mais se plante royalement avec Le Cobaye, thriller virtuel efficace mais détesté par Stephen King et ses suiveurs pour n’avoir aucun rapport avec la nouvelle originale. Dans le petit budget son Souvenirs de l’Au-Delà avec Jeff Goldblum est plutôt bien reçu tandis que Man-Thing demeure dans l’obscurité même à l’époque où les adaptations Marvel sont à la mode. Enfin il a réalisé Highlander: The Source, probablement l’une des plus grandes catastrophes de l’Histoire du cinéma...

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The House of the Dead (1996)

ROAD TO HALLOWEEN VI

Arcade

The House of the Dead

(1996)

Développé par Sega AM1 (désormais WOW Entertainment) pour la division “arcade” de la compagnie, The House of the Dead émerge a peu près au même moment où Resident Evil fait ses débuts sur consoles, faisant partie de ces premiers titres horrifiques durant la renaissance du genre au milieu des années 90. Mais contrairement à la franchise de Capcom ou au Silent Hill de Konami qui débarqua peu après, il se démarque du survival horror lent et atmosphérique par sa nature même de jeu en salle et de son appartenance au style rail shooter. Car l’idée était moins de provoquer la peur que de simplement dépoussiérer les vieilles bornes de Area 51 en proposant aux maniaques de la gâchette un univers plus gothique ...

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Evil Feed (2013)

Evil Feed

(2013)

Film de genre hybride, Evil Feed mélange de manière peu conventionnelle le survival gore avec l’intrigue de combats clandestins du cinéma d’arts martiaux. Comment ? En situant l’action au sein d’un restaurant de haute gastronomie pour cannibales ! Cette idée, c’est à la base celle de Ryan Nicholson, auteur du sévèrement violent Gutterballs et spécialiste des effets spéciaux sanglants, et elle repose sur le concept démentiel de montrer les guerriers comme des homards dans leur aquarium: les clients regardent les matches et peuvent parier non pas sur le résultat, mais sur les morceaux de corps qu’ils désirent manger ! Un point de départ intéressant qui va cependant légèrement dévier de sa route lorsque le projet tombe dans les mains du cascadeur Kimani Ray Smi...

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Resident Evil #1 FREE (1996)

Resident Evil #1

(1996)

Il ne paie pas de mine avec ses douze petites pages et ses graphismes caricaturaux issus des années 90, mais ce comic book se trouve être une petite pièce de collection puisqu’il s’agit du tout premier objet promotionnel jamais conçu pour la franchise Resident Evil. Un titan du jeu vidéo de nos jours, et une valeur sûre malgré qu’il y ait eu plus de bas que de haut ces derniers temps, au point qu’il est difficile de se souvenir qu’il y a encore à peine vingt ans la saga n’en était qu’à ses balbutiements et avait encore toutes ses preuves à faire. La publicité ne se faisait pas encore qu’à coup de campagnes virales ou de vidéos YouTube, et il fallait tout mettre en œuvre afin de se faire remarquer, aussi il n’était pas rare que les comics soien...

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Sharktopus vs. Pteracuda (2014)

Sharktopus vs. Pteracuda

(2014)

Avec Mega Shark vs. Giant Octopus, le premier Sharktopus est plus ou moins responsable de cet engouement populaire pour le nanar nouvelle génération. Celui qui appâte avec ses titres et concepts improbables mais n’assure que le service minimum avec des effets spéciaux digitaux volontairement mauvais “pour faire rire” et des scénarii interchangeables qui finissent par se confondre. Le quidam rit de bon cœur sans comprendre qu’il se fait manipuler, pensant se moquer d’un film prenant son sujet au sérieux alors qu’il ne fait que réagir à une formule spécialement étudiée. Le vétéran de la série B, lui, peut sourire devant quelques gags mais regrette surtout le temps où le genre était sincère et où la déconne n’empêchait pas l’effort...

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