Zebraman (2004)

Takashi Miike divise. Certains le considère comme un réalisateur de génie, d’autre comme un tâcheron à la filmographie abominable. En tout cas il faut reconnaître que l’homme est capable de tout. Auteur d’un nombre incroyable de films pour tout support (cinéma, télévision, V-cinema, série télé), il peut aussi bien taper dans la comédie, le film pour enfant, le portnawak (Fudoh, Gozu), l’horreur (One Missed Call, Audition) ou dans le trash assez extrême (Visitor Q) quand ce n’est pas du manga live (Ichi the Killer) ou du yakuza eiga complètement barré (la trilogie Dead or Alive). Un de ses opus les plus récent, Zebraman (qui date de 2004), vient d’arriver dans nos contrées…
Zebraman raconte l’histoire d’un pauvre type introverti dont tout le monde se fout. Sa femme le trompe, sa fille ne l’écoute pas, son pauvre fils presque autiste ne lui adresse pas la parole et les élèves de sa classes ne l’aiment pas. Son seul réconfort réside dans le souvenir d’une ancienne série télé façon Sentai: Zebraman, qui n’a durée que quelques épisodes mais qui le marqua à vie, au point qu’il se confectionne le costume de son super-héros fétiche et qu’il s’amuse à reproduire ses coups spéciaux et ses citations lorsqu’il est seul… Un beau jour, un nouvel élève également fan de Zebraman arrive dans sa classe et les deux se lient d’amitié. Désirant lui faire une surprise, le professeur se déguise un soir en Zebraman. C’est là qu’il tombe par hasard sur L’Homme-Crabe, un serial-killer en fait possédé par une race d’extraterrestres qui se prépare à envahir la terre, et qu’il découvre qu’il possède réellement les pouvoirs de son héros d’enfance…

Film magnifique, Zebraman n’est pas ce que l’on pourrait croire: une parodie des films de super-héros. Loin de là, Zebraman est plutôt un hommage au genre, doublé d’une comédie absolument hilarante. Touchant, les personnages existent vraiment et la quête d’identité du personnage principal se suit avec le même plaisir que ses apparition en tant que Zebraman.
C’est bien simple: ça n’arrête pas une seconde. On y trouve des personnages complètement délirant (l’Homme-Crabe, l’agent du Gouvernement), des effets spéciaux moches mais qui s’intègrent justement (!) parfaitement dans le ton (en particulier les extraterrestres, sortes de petits blobs verts adorables) et des situations loufoques qui ne tombe jamais pourtant dans la surenchère bien lourde. Que ce soit les combats de Zebraman sous fond de musique typique des Sentai, la fausse bande-annonce de Zebraman tournée “comme à l’époque”, une référence au Village des Damnées réussie ou le comportement niais de notre héros, tout est fait avec légèreté et provoque une unité quasi parfaite.

Grand moment de cinéma et de délire donc, qu’il ne faut rater à aucun prétexte.

 

Justice est faite… en noir et blanc !

 

2 comments to Zebraman (2004)

  • kitano  says:

    Un film méconnu pourtant je le préfère à la plupart des autres films de super-héros. Miike est vraiment un réal délirant.

    • Adrien Vaillant  says:

      Oui je suis d’accord ^^ Son cinéma est très particulier et beaucoup n’aime pas m’enfin perso je le trouve bien personnel, c’est ce qui fait son charme je trouve.

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