Puppet Master – Axis Termination et l’état de la saga

 

1. Puppet Master, bilan d’une franchise

 

Cela fait maintenant quelques jours que la bande-annonce du prochain Puppet Master vient d’être mise en ligne par la Full Moon – à peine plus d’une semaine après celle de Cult of Chucky, quel hasard – et il y aurait bien des choses à en dire. Suffisamment en tout cas pour ressusciter la rubrique Preview pour l’occasion, chose que je ne fais plus sauf en de rares exceptions. Il faut dire que Facebook et les réseaux sociaux ont un peu changé ma façon de procéder: si autrefois tout le monde ne se branchait pas nécessairement sur YouTube pour se tenir au courant des actualités, et qu’un petit article via un blog pouvait plus facilement être partagé, aujourd’hui un lien peut être redistribué en deux clics et il n’y a même plus besoin de faire les présentations. Toutes les informations s’affichent, vous rajoutez une phrase histoire de dire, et puis hop.
Je suis toujours dubitatif devant l’idée de faire un article n’ayant que deux ou trois lignes, mais heureusement dans certains cas il y a matière à élaborer un peu, explorer le sujet au-delà du superficiel, et avec Puppet Master: Axis Termination c’est bien heureusement le cas ! On peut même commencer avec un bref rappel de l’état dans lequel se trouve la franchise, c’est-à-dire totalement délabré. On ne va pas le dire autrement, pour beaucoup la saga s’est éteinte après le troisième opus puisque les quatrièmes et cinquièmes volets montraient déjà les limites des productions Charles Band…

 

 

Tournés en même temps, l’un après l’autre, avec globalement les mêmes décors et le même casting, les films évoquaient presque plus des épisodes de série télé un peu étirés, économisant à mort sur les effets spéciaux et les décors par rapport à ses nobles prédécesseurs. D’ailleurs l’intrigue demeure inachevée puisqu’il manque un Puppet Master 6 pour la conclure ! En gros, si les trois premiers ont su s’imposer, les deux autres sont fortement anecdotique.
Mais ça c’est l’avis de certains, et il faut quand même dire que le résultat est loin d’être aussi désolant qu’on veux bien le faire croire. Oui c’est clairement un pas en arrière en termes visuel et technique, mais la mythologie est étoffé avec notamment l’arrivée de Sutekh, en fait le dieu égyptien Seth qui est à l’origine du secret donnant vie aux pantins. Et puis impossible de ne pas s’identifier au héros, qui commande les créations d’André Toulon comme s’il était le chef d’une petite équipe de super-héros. Malheureusement la suite va aggraver les choses et la saga ne s’en remettra jamais. Un crossover avec les maléfiques jouets de Demonic Toys est prévu mais tombe à l’eau, puis c’est un gros projet qui s’écroule: la trilogie Puppet Wars, devant faire le pont entre Puppet Master III et le premier film, montrant Toulon et ses bestioles affronter une momie, un vampire et un loup-garou dans ce qui devait être un hommage aux films d’horreur gothiques d’autrefois.

 

 

C’est d’autant plus la catastrophe que Curse of the Puppet Master, le sixième film et donc premier épisode de Puppet Wars, est déjà vendu via les marchés aux films ! N’ayant pas le temps ni le budget de fournir ce qu’on leur a demandé, l’équipe de Charles Band doit improviser et livrer un film malgré l’absence de moyens et d’à peu près tout ce que nécessite un tournage. Neal Marshall Steven (alias Benjamin Carr), le scénariste génie qui est probablement la glu qui fait tenir la Full Moon à cette époque, improvise un remake du sympathique SSSSnake, troquant les serpents pour des pantins animés, et la réalisation est confié à David DeCoteau, un peu le seul gars qui dispose de l’entière confiance de Band et entre autre réalisateur de Puppet Master III. Mais il ne faut pas espérer de miracle et le résultat est à l’image de la situation: du vent, et rien que du vent. Car non seulement il ne s’y passe rien, malgré une ou deux bonnes idées (les pantins à la campagne animant un show pour touristes, leur propriétaire qui veut fabriquer sa propre marionnette vivante coûte que coûte), mais le film marque une étape importante dans la série: les effets spéciaux ne sont plus.
Le manque d’argent ne permet plus d’employer d’ingénieux mécanisme et l’agenda est trop serré pour permettre de la stop-motion. Alors on emploie des stock-shots issus des films précédents et les poupées du film sont à peine animées, se tenant généralement immobiles dans un coin de l’écran.

 

 

Bon, un film raté ça arrive et puis les conditions n’étaient pas idéales. C’est ce qu’on tente de se dire et Retro Puppet Master, le septième opus, semble nous en convaincre. Car si Charles Band enterre définitivement le projet Puppet Wars, il en garde sensiblement le concept: une préquelle se déroulant avant le premier film et racontant comment André Toulon a découvert la formule secrète égyptienne. Le film déborde de concepts et de trouvailles: l’histoire est racontée par Toulon à ses propres créations, alors en fuite après les évènements de Puppet Master III, mais nous projette encore plus loin en arrière à une époque où les célèbres pantins n’existent pas ! A la place, des prototypes grossièrement sculptés et sans peinture, œuvre d’un petit marionnettiste débutant. Comme par magie, les éléments lié à l’occulte et l’alchimie, très présent dans les deux premiers volets, reviennent sur le devant et opèrent à merveille. Un côté Steampunk s’y rajoute grâce aux rétro-pantins, et l’intrigue évoque Sutekh, se reliant aux opus 4 et 5.
Bref Retro est l’exact opposé de Curse, se montrant captivant et plus friqué qu’il ne l’est, et nous donnant envie de voir une série parallèle sur cette première génération de jouets surnaturels. L’épilogue va dans ce sens, le succès est là, la saga retrouve non seulement ses marques mais aussi son âme. C’est donc très logiquement que Charles Band… abandonne le tout encore une fois.

 

 

Charles Band est-il juste con, ou est-ce que Retro Puppet Master lui à côté un peu trop cher ? Un peu des deux sûrement, car lorsque le huitième volet est annoncé, c’est la stupeur générale. Puppet Master: The Legacy s’apparente à une blague, mais il est réel. A la manière de certains épisodes de série télé destinés à économiser le budget un maximum, le film est un clipshow, c’est-à-dire un ensemble de séquences récupérées un peu partout dans la franchise et combinées ensemble pour former une histoire incohérente. De nouvelles séquences sont tournées afin de servir de fil rouge, mais on parle de deux acteurs dans une cave. L’idée, stupide, est de faire un résumé de toute la saga, comme pour expliquer à des nouveaux venus ce dont parle Puppet Master. Ainsi une espionne se rend chez l’actuel propriétaire des marionnettes afin de les lui voler. Celui-ci la neutralise et lui demande des explication: s’ensuit d’interminables voix off sur des extraits des sept premiers films, avec cette idée aberrante de créer une chronologie compréhensible.
Quelque chose qui ne serait certainement pas difficile à faire si la saga avait été simple à ce propos, mais dans le cas de Puppet Master il faut savoir qu’il y a eu erreurs sur erreurs à propos des dates, et ça dès le début. Le premier film montre Toulon aux États-Unis, se suicidant en 1939. Puppet Master III, qui se déroule avant et le montre fuir les Nazis d’Allemagne, se déroule en 1945. Aussi, la façon dont il récupère la formule magique change radicalement, Retro Puppet Master racontant une version très différente de celle décrite dans Puppet Master II.

 

 

Tout ça pour apporter une conclusion risible, en cliffhanger, et qui ne sera là encore jamais résolue: quand bien même les poupées sont montrées être très sympathiques depuis le troisième film (elles étaient manipulées dans le premier et le second), The Legacy tente de les rendre à nouveau maléfique et joue sur l’idée d’une malédiction pour quiconque s’emparerait d’elle (en référence au titre Curse of the Puppet Master, et au titre seulement). L’espionne meurt, le propriétaire est prit d’un doute et il est attaqué par un agresseur dont on ne connaitra jamais l’identité. A ce jour, le destin des pantins de Toulon demeure un mystère total, que Charles Band ne résoudra probablement jamais.
J’ai bien mon avis sur la question et ils nous amène au neuvième film de la série: Puppet Master vs. Demonic Toys. Oui, ce vieux projet qui était tombé à l’eau a été ressuscité sous la forme d’une sorte de téléfilm. Débarquant un an après The Legacy, il pourrait en être la suite directe et on comprends mieux la “nécessitée” de réexpliquer l’histoire des poupées et de les rendre un poil plus menaçantes face aux jouets démoniaques. Cela expliquerait aussi ce qui se déroule dans le fil rouge: un mystérieux commanditaire (les méchants du crossover) engagent une espionne pour récupérer les marionnettes afin de les utiliser, mais elle échoue. Puisqu’il est d’origine surnaturelle, il intervient alors pour les récupérer. Simple comme bonjour même si ça n’arrange pas vraiment le cas de The Legacy. Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes censé regarder des films, pas une série télé.

 

 

Oui, et bien vous pouvez jeter tout ça à la poubelle car ce n’est pas du tout ce projette de faire Puppet Master vs. Demonic Toys. Du tout. En fait Charles Band considère même film comme “non officiel”, quand bien même il a dû céder les droits pour que la chose se fasse, et que son pote Ted Nicolaou réalise. Voyez ça comme un film hors-série, reprenant des personnages et des concepts, mais changeant absolument tout le reste pour faire son propre truc. Pas étonnant puisque Sci Fi Channel ne veut pas s’embarrasser de continuité, de mythologie, ou de quoique ce soit de compliqué: on parle de la chaine qui enchaine les films de monstres en CGI à deux balles depuis près de vingt ans. Les responsables sont, à l’image de Charles Band, des types qui s’en foutent royalement et comptent juste capitaliser sur le titre pour se faire rapidement un peu d’argent. Le fan, lui, est prié d’ignorer les Puppet Master et Demonic Toys qu’il a suivi et aimé jusque là pour se farcir une imitation qui ne passerait même pas pour un fanfilm.
Dire que la chose est laide est un euphémisme, et il suffit de jeter un œil aux images sur Internet pour comprendre à quel type de projet nous avons à faire. Les pantins et les jouets sont hideux, indignent de leurs prédécesseurs. En fait de répliques, se sont littéralement des jouets, des copies fait à l’arrache et sans le moindre amour. L’animation est minimaliste à la manière des précédents opus, l’intrigue est risible et tout cela évoque plus un épisode de Fais-moi Peur ! qu’une série B basée sur des petits monstres teigneux. L’embarras est à son comble lorsque les pantins de Toulon, terrassés par leurs adversaires, reviennent upgradés sous la forme de mini-cyborgs…

 

 

Malgré les déclarations de Charles Band, qui se détache du film et clame à qui veut qu’il ne s’agit pas de son Puppet Master, le mal est fait. La franchise est morte dans le cœur des fans et la rancœur ne fera que grandir en voyant quel genre de remplaçants vont apparaitre les années suivantes. De Evil Bong à Ooga Booga, en passant par Gingerdead Man et Doll Graveyard, Charles Band semble s’autoparodier, faire de moins en moins d’efforts et finalement apparaît pour ce qu’il a toujours été: un truand prêt à tout pour ramasser le moindre dollars et qui jamais ne changera son fusil d’épaule. Tout est dit dans Gingerdead Man 2, lorsque l’antagoniste visite un équivalent de la Full Moon ici baptisé les studios Cheatum (c’est-à-dire cheat’em ou cheat them, soit “trompe-les”, ou “arnaque-les”), lesquels tournent l’énième séquelle de Tiny Terror, une franchise de poupées tueuses parmi lesquelles une bite avec un costard et un bonhomme avec du caca sur la tête. Et le président de la compagnie de chier sur les détracteurs, déclarant fièrement faire ce qu’il veut car il peut le faire et qu’il y aura toujours un public. Une attitude similaire à celle adoptée par Michael Bay à propos des mauvaises critiques sur ses Transformers, et criante de vérité. Charles Band s’en tape, et il préfère faire les poches de la communauté des fumeurs de joints, comme le prouve ses incessant Evil Bong.
Malin, il sait qu’enterrer la franchise sur laquelle il a bâti sa réputation serait une erreur monumentale. Et même si la poule aux œufs d’or est maintenant trop vieille et trop fatigué pour donner le gros lot, elle peut toujours chier une ou deux pépites si on la secoue un peu.

 

 

Le filou donne alors un grand coup dans la porte et annonce pas un mais trois films. Surnommé la Axis Trilogy (la trilogie de l’Axe), le projet est en fait un vieux plat réchauffé puisqu’il reprend le même principe que Puppet Wars: trois épisodes se déroulant chronologiquement entre Puppet Master III et le film original, montrant les héros aux prises avec des créatures surnaturelles et des Nazis. Toutefois Band y met une condition, et de taille: il refuse de…produire ! Et oui, avec les années 2010 et l’arrivée des sites de crowdfunding comme Indigogo, le bonhomme y voit l’occasion parfaite de continuer à faire des films sans y mettre le moindre sou: ce sont les fans qui financeront, et avec le sourire ! Il n’y a qu’à faire des montagnes de promesses, engager une ou deux pornstars pour faire la promotion et promettre quelques goodies en échange, et le tour est joué. Oui, nous en sommes là.
Et donc, entre 2010 et 2017, ce sont trois arnaques qui sont ainsi produites, respectivement Axis of Evil, Axis Rising et maintenant Axis Termination qui devrait sortir d’ici la fin de l’année. Et des deux premiers films, que je soit damné si j’en est le moindre souvenir ! J’ai en tête les grandes lignes, un ou deux détails comme cette vieille chinoise rendant hommage à Fu Manchu, et l’aspect atroce des pantins, dans la droite lignée de Puppet Master vs. Demonic Toys. En fait je peux même dire que tout ce que j’ai en mémoire de ces deux “films” pourrait passer au mixeur et ressortir comme un seul long-métrage ! Cela reflète bien le vide qui règne sur ces nouvelles séquelles, lesquels, en-dehors de quelques scènes à mettre dans la bande-annonce, n’ont rien d’intéressant à offrir. Le point de départ était pourtant prometteur, se situant juste après le suicide de Toulon dans le prologue de Puppet Master, mais avant le reste du film se déroulant à notre époque.

 

 

Malheureusement cette trilogie Axis s’avère être ennuyeuse et peu intéressante. Les prémisses sont plaisant avec les expériences Nazis, dont on n’avait qu’un bref aperçu dans le 3ème film, et il reste ce mystère de savoir comment les pantins vont retourner dans l’hôtel d’où ils ont été récupérés, afin de boucler la boucle avec le premier opus. Le reste ? Du gâchis, surtout en ce qui concerne leurs alter-ego maléfiques construits par les allemands. Axis Rising, notamment, nous montrait une horrible figurine kamikaze ouvertement raciste et dérangeante: quiconque utilise l’argument de “c’est l’époque du film qui veut ça” n’a probablement pas vu Ooga Booga, où revient cette étrange représentation du peuple Japonais. Me vient en tête l’excellente intro de Blood Dolls, un des meilleurs Full Moon de son temps, où une avocate disait la même chose en découvrant la poupée Black de l’antagoniste: “Drôle de représentation des Noirs. Vous êtes raciste ?”. Il lui répondait alors avec une stupéfiante honnêteté: “Je suis raciste, bien sûr. Mais j’ai un certain sens de l’équité”, avant de brandir un jouet montrant un homme de race Blanche effectivement pas mieux servi. De là à dire que Band soit comme Virgil Travis, du genre à se foutre éperdument de tout du moment qu’il parvient à ses fins, il n’y a qu’un pas que je suis totalement près à franchir !

 

 

2. Axis Termination, analyse

 

2017 et nous en sommes là. Les magouilles, les idéologies nauséabondes, l’économie la plus flagrante dans tous les départements. Fut un temps où Puppet Master était synonyme de série B. Désormais on pourrait dresser un parallèle avec la Politique contemporaine. Autant dire que l’annonce de Axis Termination laisse de marbre, mais, dans le doute ou par curiosité malsaine, tout le monde va y jeter un œil. Et le résultat est sans surprise similaire aux essais précédents – pourquoi en serait-il autrement ? Enfin quand je dis “sans surprise”, c’est faux, et Band trouvera toujours une nouvelle façon de traumatiser son public. Mais aux premières images, il n’y a guère de changement. C’est sombre, c’est laid, les comédiens sont très amateurs, l’image haute définition n’aide pas la cinématographie (ça ressemble surtout à une vidéo YouTube) et les effets spéciaux sont ultra limités pour rester poli. Étant donné que la chose est réalisée par Charles Band lui-même, ce n’est guère surprenant: le bonhomme est l’un des moins bon metteur en scène de sa propre écurie.
Mais le plus amusant c’est que la production est tellement à la ramasse que le monteur n’a même pas été foutu de nous expliquer correctement l’intrigue ! Pour savoir exactement de quoi il est question, il faut lire le synopsis lâché par la Full Moon et surtout regarder les images dévoilées dans le dernier Vlog de Charles Band – des séquences absentes de la bande-annonce officielle ! Car, en l’état, tout ce que l’on peut comprendre c’est que les héros des premiers films sont tués, qu’un nain asiatique a récupéré les pantins de Toulon et qu’il bosse avec les Services Secrets américains, tandis que les Nazis complotent quelque chose avec leurs  inventions à eux…

 

 

En gros c’est le bordel et là encore ça n’augure rien de bon. Mais alors de quoi parle Puppet Master: Axis Termination alors ? Et bien déjà de la mort du couple de héros des premiers films. Visiblement ceux-ci doivent remettre la malle de Toulon au gouvernement américain, certainement suites aux évènements précédents, et sont assassinés par un Japonais qui, on l’imagine, récupère les marionnettes. D’ailleurs on retrouve celle-ci entre les mains d’un autre asiatique, le Dr. Ivan, un nain expert en sciences occultes et qui du coup pourrait éventuellement être un traitre dans la dernière partie du film. Vu l’affection de Band pour les gens de petites tailles, il y a fort à parier pour que celui-ci soit en fait un héros et qu’il s’oppose à l’Axe du Mal. Celle-ci prépare quelque chose puisque leurs Axis Puppets (Bomshell avec ses seins-canons, le loup-garou Weremacht et le robot Blitzkreig, qui est une variation de celui de Demonic Toys) sont entre les mains d’un étrange trio. On y retrouve une Fräulein autoritaire qui commande les créatures, un allemand à lunette en charge des opérations et possédant des pouvoirs surnaturels (comme la bande-annonce ne le montre pas, il semble mourir d’une balle dans la tête et revenir à la vie ensuite – peut-être s’est-il injecté la fameuse formule de Toulon, devenant un immortel à la manière de l’antagoniste du premier Puppet Master) et une femme fatale qui attire les hommes dans son lit avant de les tuer grâce à des seringues accrochées à ses doigts. Probablement juste une sbire dont le boulot consiste à injecter le sérum de Toulon à quelques malheureux pour les recycler en poupées ou en zombies…

 

 

Le film se déroule à Los Angeles en 1945, et montre comment un agent spécial, Brooks, se voit confier une mission secrète par ses supérieurs. Ildoit travailler avec le Dr. Ivan, lequel s’intéresse à une jeune femme nommée Elisa Ivanov – pas d’explication encore sur son personnage mais vu son nom russe, on peut supposer qu’elle possède des pouvoirs psychiques qui leur seront utile (pensez Cate Blanchett dans Indiana Jones 4). Du reste, on ignore encore ce qui se trame mais le résumé insiste pour dire que nos pantins sont toujours du bon côté de la barrière, s’alliant aux nouveaux héros pour combattre les Nazis. La bande est au complet et on y retrouve Blade, Jester, Pinhead, Tunneler, Leach Woman et Six Shooter. Le “destin du monde libre repose entre leurs mains”… Et si Charlie ne foire pas son film, tout sera ramené à Puppet Master premier du nom, les pantins reprenant place dans la chambre de Toulon.
Bref il n’y a rien d’extraordinaire dans toutes cette histoire qui sent même un peu le réchauffé (quelle différence avec le film précédent ?) et il faut vraiment compter sur la présence du scénariste Roger Barron pour espérer que le produit final soit un peu plus excitant. Celui-ci a déjà écrit le très bon Trophy Heads dont je vous avez dit le plus grand bien, et il est tout à fait capable de redresser la barre: le simple fait d’intégrer des ramener des médiums dans la série montre son désir de se rapprocher du film original. Pourtant certains choix demeurent étrange, comme l’idée de tuer d’entrée de jeu les héros précédents.

 

 

Axis formant une trilogie à part, le couple faisait office de point d’encrage pour le spectateur et s’il était logique de les faire disparaître pour éviter quelques soucis avec Puppet Master 1, cela aurait dû être une surprise dans la conclusion. Par exemple, on aurait pu avoir un jeune Neil Gallagher débarquant chez eux afin d’obtenir des indices, menant à sa découverte de la cachette des pantins… Pour ne rien arranger les choses, les acteurs revenant dans les rôles pour l’occasion sont ceux de Axis Rising, premier chapitre de cette mini-série. Pour des raisons obscures, ils furent remplacés par d’autres comédiens dans la séquelle avant d’apparaitre de nouveau ici pour ce qui doit être une simple apparition. Autant dire qu’enchainer les trois Axis à la chaine sera plutôt confus !
Heureusement – et premier bon point pour Axis Termination, le reste du casting semble plutôt soigné. Certes on reste dans l’amateurisme et le jeu outrancier comme si on se retrouvait dans un ersatz de production Troma (ce qu’est globalement devenu la Full Moon à ce point), mais on retrouve quelques vétérans solides comme Paul Logan, un habitué du gros B vu aussi bien chez Andy Sidaris (Return to Savage Beach) que Wynorksi (ses deux Komodos) en passant par la Asylum (Mega Piranha, The Terminators). A ses cotés quelques têtes connues, comme la jolie Robin Sydney et David DeCoteau lui-même, qui se retrouve crédité comme Flamboyant Nazi #1 ! Remarquable également, la blonde Lilou Vos dans le rôle de la prostituée aux ongles-seringues. Une pin-up très jolie qui semble faire référence aux Griffes du Cauchemar, lorsque Freddy Krueger tue Jennifer Rubin en lui donnant une overdose. Elle évoque pourtant un peu plus Fu Manchu, quand bien même la référence existait déjà dans Axis of Evil.

 

 

Mais surtout, surtout, les pantins sont de retour. Fortement dégradés à force de séquelles miteuses, les créations d’André Toulon n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes, souvent enlaidies par de mauvaises sculptures et une animation exécrable. Ici au moins, elles ont l’air de se tenir. Pas sur tous les plans, mais globalement: Pinhead ressemble à Pinhead, Tunneler ressemble à Tunneler, et enfin le réalisateur semble les inclure dans des scènes un peu plus complexes, comme lorsque Blade s’extrait d’un corps à la manière d’Alien. Peut-être que je m’habitue, mais par rapport aux derniers films c’est le jour et la nuit. D’ailleurs on peut voir que pour la première fois depuis le 5ème film, Jester exprime de nouvelles émotions en faisant tournoyer son visage, et Blade retrouverait ses petits grognements vocaux, absents depuis Retro Puppet Master.
Et cela m’amène sur la nouvelle bêtise de Charlie, le passage de la bande-annonce qui laisse bouche bée et les yeux exorbité, bref la séquence qui prouve que malgré les deux ou trois bons points que je me suis creuser pour trouver, Puppet Master: Axis Termination est voué à l’échec. Car dans l’idée d’économiser sur l’animation des poupées et éviter les tracas que sont les effets spéciaux mécaniques, Charles Band a eu la superbe idée… d’utiliser le green screen. Et d’habiller quelques comédiens en pantins géants. Et ainsi, pour simuler un déplacement fluide, Blade et les autres se transforment subitement en grossiers cosplayeurs, très mal intégrés par ordinateur ! Les acteurs oublient évidemment qu’ils sont censés avoir des mouvements limités et gesticules comme le ferait n’importe qui, Band ne leur fournissant sans doute aucune indication. Exactement comme le ferait George Lucas !

 

 

J’ai beau croiser les doigts pour le script et vanter la présence de certaines personnes au générique, ce genre de pratiques détruit irrémédiablement tous les efforts qui auraient pu être fourni. Car malgré notre envie de voir Puppet Master repartir sur les chapeaux de roues, il ne faut pas oublier qui est derrière les commandes, et quelles genres d’idioties celui-ci est capable de générer. Comme le fait que le money shot de la bande-annonce, cette séquence montrant Blade troquer son crochet pour une des seringues contenant la formule alchimique, n’est qu’une simple pub. Car il existe, depuis quelques années, une figurine du personnage rebaptisée Reanimation Blade. Un hommage à Re-Animator évidemment, dont l’ombre plane sur la saga depuis ses tous débuts (même compositeur, même producteur, recyclage d’accessoires ou de musiques). Un très beau jouet, vraiment, du genre que je désire fortement moi-même. Mais aussi un énième gadget que Band tente de nous refourguer afin d’engranger un petit peu plus d’argent. Après tout il est coutumier du fait. Je souhaite simplement que le rendu soit classe et qu’il s’intègre bien à la narration, ce que Roger Barron a sans doute réussi à faire.
Autre triste constatation pour voir jusqu’où le patron de la Full Moon est près a aller pour vendre son film: vous n’êtes pas sans savoir que Wonder Woman est récemment sorti sur les écrans et que ça cartonne ? Et bien la super-héroïne est présente dans le film. Si, si, regardez-bien la page IMDB: elle indique clairement que Diana Prince fait parti du casting, et la place en tête de la liste. Oh seulement il ne s’agit pas de Diana Prince, l’amazone de Themyscira, mais de Diana Prince… l’actrice porno !

 

   

 

Et oui, la performeuse autrefois connu sous les noms de Kasey Kroft ou Kasey Poteet semble avoir récemment changé de pseudonyme. Son choix, sa carrière, et certainement une façon d’attirer l’œil sur elle. Mais du coup, parce qu’elle possède une minuscule apparition ici, sûrement le temps de montrer ses seins (Bund Girl #2, la parodie est claire), Charles Band – ou un quelconque stagiaire chez Full Moon – a modifié l’entrée afin de la placer en tête de liste. Pas sûr que cela donne le résultat escompté pour autant: sa biographie précise par exemple qu’elle a perdu sa virginité à 12 ans. Le genre de détail qui risque de ne pas plaire à tout le monde…
Concluons avec une dernière anecdote trahissant le manque total d’organisation du responsable de tout ce bordel. Alors que Torch, l’un des pantins les plus populaires de la saga, s’apprêtait à faire son retour, apparaissant même sur la pré-affiche de Axis Termination afin d’attirer le fan (belles stratégie crowdfunding visant à éveiller l’intérêt des nigauds et les obliger à donner encore plus d’argent), celui-ci est a finalement été abandonné, Charlie n’ayant pas obtenu la somme désirée ! Non pas que sa présence aurait amélioré les choses – au contraire, tant ses capacités nécessitent des effets spéciaux compliqués à mettre en place, et que la logique veut qu’il n’existe pas à cette époque car fabriqué dans Puppet Master II, mais Torch est tellement apprécié qu’il n’est pas surprenant que son image ait été utilisé afin de faire vendre. Désormais le poster a été modifié, mais les faits sont là et ne jouent encore une fois pas vraiment en faveur de Band et de sa manière de faire…

 

 

3. Puppet Wars II

 

N’y a t-il plus aucun avenir pour la série ? Si Axis Termination se plante en beauté, Band risque de remettre la franchise au placard pendant un temps. Si le film triomphe, on va se retrouver avec de nouvelles séquelles sans argent pendant les années à venir et nous en serons au même stade. Mais quid du fan des Puppet Master originaux, de la mythologie d’André Toulon ? Et bien il existe, parallèlement à la saga cinéma, des alternatives qui pourraient avec le temps devenir des remplaçants bien plus intéressant. Premièrement, et produit par Full Moon, est la version comics. Une suite des films, quoique les auteurs esquivent habilement Puppet Master: The Legacy afin de ne pas se retrouver à faire des intrigues qui ne leur plaisent pas. La série est excellente, retrouvant le ton humour/horreur des trois premiers volets et ramenant divers éléments souvent délaissés par Charles Band: les rétro-pantins, Sutekh et ses momies, l’existence de pouvoirs psychiques et d’alchimie, la malédiction du “Puppet Master”, où chaque propriétaire risque de voir les créatures se retourner contre lui s’il ses décisions ne conviennent pas… Les meurtres sont sanglants, les filles sont sexy, les personnages sont développés et les histoires captivantes, jouant aussi bien sur l’épouvante que sur des concepts fun (Pinhead portant un mini-masque de luchadore !): Puppet Master, les comics, forment le parfait substitue à la saga cinéma.

 

 

Le problème ? Et bien la série est mystérieusement en pause depuis de longs mois. L’éditeur, Action Lab Comic, n’est pourtant pas en faillite puisqu’il continu de publier ses autres séries comme la rigolote Vampblade. Peut-être les droits doivent-ils être renouvelés au bout de quelques temps et Charlie n’aura pas donné suite, trop occupé par Axis Termination et l’autre projet Puppet Master pour qui il doit là aussi prêter la licence. Cette autre alternative à la saga officielle s’intitule Puppet Master: The Littlest Reich et forme le second film hors-série après Puppet Master vs. Demonic Toys. Le projet n’est toutefois pas supervisé par une quelconque chaine télé et les responsables sont de véritables fans, ayant voulu développer leur propre version de l’univers.
Un reboot en quelque sorte, qui change pas mal de chose. Le look des pantins d’une part, qui restent reconnaissables mais sont très différentes. Des marionnettes visiblement plus grandes aussi, et qui forment un groupe différent de celui que l’on connait: un nouveau venu du nom d’Happy Amphibian et quelques autres encore tenus secrets viennent remplacer quelques anciens comme Jester. André Toulon, qui sera joué par l’excellent Udo Kier, est désormais un Nazis, ses inventions semblant être redevenues maléfiques comme lors des premières itérations. Bien sûr cette relecture n’est pas nécessairement ce que le fan veut voir lorsqu’il se branche sur un Puppet Master, toutefois il faut avouer que les accessoires sont réussi et même impressionnant, que la présence d’Udo Kier rassure, et que malgré un budget minuscule, les responsables ne peuvent pas faire aussi moche et raté que la Full Moon !

 

 

Très étonnant quand même reste la façon dont la chose a été vendu, le scénariste (celui de Bone Tomahawk !) laissant sous-entendre qu’il s’agit d’une sorte de suite au film original. Difficile de raccorder les deux vu leurs nombreuses différences, mais encore une fois le chaos chronologique est propre à la saga depuis toujours. Ce n’est donc pas ce détail qui viendra ruiner cette nouvelle adaptation.
S’il faut attendre que le film sorte afin de se faire un avis, et si l’on attends toujours au moins une bande-annonce afin de se faire une idée du rendu visuel, Puppet Master: The Littlest Reich offre une situation intéressante: celle d’un reboot développé en parallèle de la saga originale, toujours active. Serait-il possible qu’à l’avenir la franchise développe deux séries en même temps ? Une sorte de mini Puppet Wars, où les pantins se feraient la guerre non pas physiquement, mais par films interposés, chacun cherchant à se mettre le fan dans poche pour gagner ses faveurs et ainsi l’emporter sur le camp adverse ! Et si Puppet Master, la BD, profitait ensuite de cette situation pour alimenter son propre univers, piochant ici et là différent élément afin de les combiner ? Puppet Master vs. Puppet Master ?
En tout cas voilà quelque chose de bien plus passionnant que cette bande-annonce de Puppet Master: Axis Termination, qu’on se repartage sur Facebook avec une simple phrase. Peut-être y a t-il un peu de magie égyptienne dans cette franchise après tout, pour qu’elle renaisse ainsi sans cesse au fil du temps ?

 

14 comments to Puppet Master – Axis Termination et l’état de la saga

  • Quentin Dubois  says:

    Article très intéressant qui mérite un petit commentaire (au moins) 🙂

    Cette saga me plaît pas mal, parce que j’ai grandi avec. Je n’aime pas spécialement le premier film. Il s’agit d’un film fantastique bancal dans lequel les marionnettes étaient relayées au second plan. Les opus 2 et 3 s’en tirent mieux.

    Après quelques suites sans intérêt, j’avoue avoir apprécié Axis of evil mais pas Axis of rising qui, malgré son budget microscopique, jouait à fond la carte du “nanar” assumé et qui offrait un amateurisme jamais vu avec des gros plans sur des pantins sans aucune expression et sans aucune animation.

    Les pantins ont l’air mieux animés dans le trailer du dernier opus…mais ils ont sérieusement osé retirer Torch alors qu’il a été le plus gros argument de la campagne marketing ? (Et parce qu’on ne l’a vu que très peu dans la saga…superbement animé dans le 2, furtivement apparu dans le 5 (mais manquant au 4…pourquoi? étant donné que les deux opus forment un one-shot)

    J’étais confiant dans le projet de reboot mais quand j’ai vu la “gueule” des pantins,…mmmmm….

    Ceci dit, je vais me refaire les trois premiers et enfin me prendre les éditions Artus de 2013, qui compléteront ma collection avec le 6, le 7 et le 8. 🙂

    Par contre, j’ai le souvenir d’un Demonic Toys 2 dans lequel les pantins étaient “animés” en CGI, certes c’était moche, mais au moins elles avaient le mérite de bouger et le CGI a ensuite disparu de la firme….Mais bon, Demonic Toys 2 est probablement le pire film de la Full Moon donc on ne va pas s’en plaindre 🙂

    Merci pour la découverte des comics, les dessins sont jolis et la trame scénaristique à l’air d’être mieux élaborée que dans les films

    • Adrien Vaillant  says:

      Un commentaire ! Yaaaaay ! 😀

      D’une part merci. Ensuite oui, dans Puppet Master 1, les pantins ne sont qu’un élément de l’histoire qui tire plus sur une intrigue surnaturel à base d’occulte. C’était également le cas du premier Ghoulies en fait. Perso j’aime quand même a cause de l’atmosphère et justement le fait que les pantins ne soient que des instruments, du moins jusqu’à leur rébellion finale qui fini par les imposer comme persos principaux.

      Sinon je veux bien te croire sur paroles pour Axis mais je m’en souviens à peine. Je me rappelle d’une forte déception pour le second je crois, donc je te rejoins très certainement dessus. Pas trop envie de retenter dans l’immédiat. Et oui, Torch est bien absent de Axis Termination, c’est officiel. Y a comme une malédiction autour de ce personnage, tout le monde la réclame tout le temps et ils peuvent jamais la ressortir.
      Quant a son absence du 4 c’est au choix pour des raisons de temps/budget (le lance flamme c’est difficile à faire pour le budget/temps de tournage), soit un oubli, soit du je m’en foutisme. Va savoir ! Et pour le reboot, le look m’ennuie un peu aussi. Déjà qu’on a plus eu de belles poupées depuis un temps, c’était l’occasion de ramener les originaux sous une belle forme. Maintenant je suis limite plus dérangé par le fait qu’elles soient Nazis…

      Et Demonic Toys 2 (qui est en fait le 3, sauf s’il ne faut plus compter l’ancien 2) est effectivement naze. J’aime juste qu’ils aient ramené un perso de Hideous, mais c’est le même problème: trop cheap, inintéressant, peu de jouets (et mal fait), etc.
      Fonce pour les comics si tu en as l’occasion, mais attention version anglaise uniquement pour le moment. Pour le coup ils se sont vraiment appliqué !

  • Quentin Dubois  says:

    Demonic toys, si je me souviens bien, il y a en a 4 (avec le cross-over nullisime avec les Puppet Master, et le cross-over avec dollman)

    Pour le coup, je me suis procuré les trois premiers films + Axis of evil en zone 2 ! 🙂 (et j’ai fait réparer mon disque de Puppet Master the legacy, qui, certes, est un attrape-couillon mais qui ne se trouve quasiment plus en français et en zone 2)

    • Adrien Vaillant  says:

      C’est tout-à-fait ça pour les Demonic Toys 😉 Le vs. Dollman est en fait le vrai n°2, et le vs. Puppet Master ne compte théoriquement pas. Sinon y a un comics aussi, par ailleurs très bon.

      J’ignorais que Axis of Evil était sorti chez nous tiens ! Et pour Legacy, j’ai envie de dire que tu as du courage.

      • Quentin Dubois  says:

        Legacy a le mérite de traduire certaines scènes du 4 et du 5 en français, et pour le reste c’est un clipshow de ce que l’on a déjà vu, mais il y a pire dans la saga.

        Hélas, Axis of evil est disponible en zone 2 à des prix exorbitants (en VO uniquement) mais axis rising, non, uniquement en zone 1 🙂
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        • Adrien Vaillant  says:

          J’ignorai pour Axis of Evil, je me renseignerais pour voir. La Full Moon actuelle et le support physique c’est pas tellement ça, alors ça serait pas mal.

  • Roggy  says:

    J’ai mis le temps (parce que tu es toujours aussi prolixe 😉 ) pour lire ton excellent article sur cette franchise dans laquelle j’aime bien surtout le premier film. J’ai dû voir les deux suivants et laisser tomber le reste. Et visiblement, je ne loupe pas grand-chose…

    • Adrien Vaillant  says:

      J’ai pris beaucoup de temps pour répondre, donc nous sommes à égalité 😉

      Non effectivement, la trilogie originale se suffit à elle-même et après ça se dégrade progressivement, donc restes en là !

  • Quentin Dubois  says:

    Finalement, que vaut axis termination? 🙂

    • Adrien Vaillant  says:

      Hello Quentin et désolé du retard de réponse: j’ai dû laisser le blog de côté pendant quelques temps !
      Hélas je n’ai pas encore vu Termination, une des raisons étant qu’il n’existe pas encore de version physique du film. Et le digital payant n’est pas tellement mon truc ! Je prends mon mal en patience pour l’instant, mais je suis sûr que je ne rate pas grand chose. Je me précipiterai beaucoup plus sur Little Reich cependant 😉

      • Quentin Dubois  says:

        Finalement,je l’ai trouvé le jour-même.
        https://strangecine.wordpress.com/2017/12/10/exclu-puppet-masteraxis-termination-charles-band-2017-la-critique/

        C’est une véritable catastrophe et un énorme foutage de gueule.

        Sinon,le film est disponible en version physique sur ebay.fr depuis deux mois, au prix de 40$, convertis en euros,pour un film d’1h05. ça fait mal.

        Concernant Little Reich, nous avons peu d’informations dessus, le projet est toujours d’actualité?

        • Adrien Vaillant  says:

          Ouch, effectivement ça n’est pas tendre, mais ça a l’air totalement raccord avec les derniers opus et les techniques de Charlie ! Et oui, sans mentir, les finances sont une des raisons pour lesquelles je n’ai pas vraiment regardé les tout-tout derniers Full Moon.
          Entre la division en plusieurs épisodes, l’attendre entre la sortie digitale et physique, le prix ahurissant au regard des films et les frais de ports, maintenant je perds mon intérêt…

          Little Reich va très bien visiblement, c’est plutôt long car production indépendante et de petite ampleur. Le tournage se fait dans le secret et rien n’a filtré jusqu’ici, façon Phantasm 5. Le dernier aperçu était plutôt tôt dans l’année, comme je le disais (je crois) dans l’article. Il faut attendre un peu qu’ils finissent le tournage / montage, la vente du film, la distribution, etc, mais ça devrait bien voir le jour !

          • Quentin Dubois  says:

            Les comics reprennent d’ailleurs en 2018 ! 🙂

          • Adrien Vaillant  says:

            Oui je me suis renseigné entre-temps, et ce fut un chaos étrange. Même le dessinateur n’a pas été tenu au courant et a cru que la série avait été annulé.

            En fait il semble même que la décision fut prise, d’où l’arrêt brutal de publication. Les faibles ventes j’imagine, ce qui me parait étrange vu les retours très satisfaisant même du côté des simples lecteurs ne connaissant rien aux films.
            Vu le bombardement de question sur les réseaux sociaux, la décision fut de finaliser au moins le dernier arc qui paraitra en un seul gros volume, histoire de ne pas laisser les fans sur leur faim. Mais apparemment, cela s’arrêtera bien là pour l’association Full Moon / Actionlab. D’ailleurs il n’y a plus d’autres sorties sur les autres titres (je ne sais même plus s’ils ont fini la série sur Trancers).

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