Virus Cannibale (Virus – L’Inferno dei Morti Viventi, 1980)

Aaah un Bruno Mattei. Un homme dont on pourrais parler des heures… Virus Cannibale compte parmi ses plus grandes œuvres. Un des plus grands nanars de tous les temps, une film qui en devient presque cosmique et qui a atteint une réputation ultra-culte dans le domaine du Bis italien, exactement comme Les Rats de Manhattan du même auteur. Virus Cannibale devait, à la base, être un film à message. Un film dénonçant l’exploitation du tiers-monde, de l’Afrique, une sorte de J’accuse ! où la pauvre minorité, entièrement décimée par les grandes puissances, se relevaient d’entre-les-morts pour aller combattre ses oppresseurs. Dans les mains de Mattei, ce brûlot contestataire devient un sous-Zombie de pacotille où une petite fuite dans une usine secrète contamine la population de Nouvelle Guinée, réanimant les morts qui envahissent les lieux petit à petits. Un commando employé par le Gouvernement, cherchant à trouver la source du problème, se met en route pour l’usine, accompagné de journalistes rencontrés par hasard…

Scénario ridicule, acteurs pathétiques, montage chaotique et nonsensique (les scènes prennent de grands raccourcis), Virus Cannibale cumule les erreurs de raccords, les stock-shots foireux ainsi que les situations les plus grotesques. L’une des scènes les plus célèbre du film nous montre en effet un militaire se vêtir d’un tutu vert, d’un chapeau claque et d’une canne avant de s’en aller chantonner Singin’ in the Rain au milieu des morts-vivants ! Consternante, l’œuvre l’est un tout petit peu moins grâce à “l’emprunt” de la célèbre et hypnotisante musique des Goblins pour le Zombie de Romero (mais on compte quand même une musique originale composée avec un vieux synthé Bontempi). De plus, la dernière partie du film possède même un léger suspense et un peu compter sur la présence d’un peu de gore. On se régale d’arrachage de doigts, de têtes explosées et surtout d’une mise à mort spectaculaire (toute proportions gardées) d’une femme qui voit son visage être défoncé de l’intérieur ; dans un autre genre on note la présence de quelques séquences chez les indigènes africains, dans la pure tradition du film de cannibales italien, avec une pauvre bête dépecée mais déjà morte visiblement) et la vue de quelques cadavres décomposés, dont un passage gerbos où une indigène dévore les vers présent dans un orbite putréfiés.

Hilarant, Virus Cannibale est une œuvre qui ne se raconte pas mais qui se vit. A posséder à tout prix dans sa collection de Bis et de zombies.

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