Heroine in Danger Omnibus – Mighty Honey (2013)

 

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Heroine in Danger Omnibus – Mighty Honey

(2013)

 

 

Je ne pouvais décemment pas abandonner les aventures de Mighty Honey en si bon chemin, surtout après avoir prit le temps de vous présenter cette délirante compagnie qu’est Zen Pictures. Retrouvons donc notre super-héroïne dans cette suite récente et tant pis si ma copie ne possède aucun sous-titres ! Ce n’est certainement pas cela qui va m’empêcher de suivre l’histoire vu la qualité d’écriture du scénario, et le site Akiba-Web me rend la tâche plus facile grâce à son synopsis très complet.
Première déception toutefois, Risa Saiki ne rempile pas, cédant la cape à une autre actrice débutante dont c’est également le premier film. Second problème: bien que toujours réalisée par Kanzo Matsuura, cette nouvelle aventure de Mighty Honey semble avoir été faite à la va-vite car l’ensemble paraît beaucoup moins soigné en terme de décors et de mise en scène. Comme l’original ne valait déjà pas grand chose, je vous laisse imaginer l’ampleur du désastre. Enfin il faut préciser qu’il ne s’agit pas d’une véritable suite de Mighty Honey car, si les deux super-héroïnes se ressemblent, ce ne sont pas tout à fait les mêmes personnages…

 

 

Heroine in Danger Omnibus – Mighty Honey (quel titre compliqué) nous dévoile la genèse de la justicière. Il ne s’agit plus de Misaka / Leona mais de Sayaka, une apprentie détective pas très douée qui va obtenir ses pouvoirs par le plus grand des hasards. Alors qu’elle explore un parc à la recherche d’un chien disparu, elle croise deux étranges personnages en cagoules et collants noirs qui s’en prennent à un promeneur. La jeune femme intervient mais se retrouve menacée à son tour lorsque débarque soudainement un étrange chevalier masqué. Un personnage tout droit sortie de Power Rangers et qui se bat avec une habilité remarquable. Il s’agit de Mighty Master, un héros dont les origines me resteront mystérieuses puisque je ne comprend pas le japonais…
Quoiqu’il en soit, celui-ci semble avoir été impressionné par le courage dont a fait preuve Sayaka et lui offre des super-pouvoirs afin qu’elle puisse répandre la Justice ! A peine remise de ses émotions, la détective doit alors se combattre contre les mystérieux hommes en noir revenus avec leur chef, un hideux extraterrestre au service de l’Empereur Brunos (oui, sérieusement). Réalisant la puissance qui est en elle, Sayaka se transforme en Mighty Honey et parvient à vaincre les créatures. Devenant ainsi une super-héroïne, elle va maintenant devoir faire face aux autres laquais de l’Empereur Brunos qui se trouvent sur Terre…

 

 

Et c’est a peu près tout pour ce qui est de l’intrigue puisque le film se découpe en plusieurs chapitres, chacun correspondant à une rencontre avec l’un des généraux de l’Empereur. Pas de véritable ellipse ni d’indication temporelle, pas d’à-côté où Mighty Honey officie à travers le pays, juste un enchainement de séquences ayant toutes lieues dans les mêmes décors (un parc et une pièce vide) et quelques interactions avec deux personnages secondaires: le boss de Sayaka et un photographe très moche qui semble devenir son prétendant vers la fin du film…
C’est d’abord contre le puissant Ballaon (ou Balloon) que va se battre Mighty Honey, un alien possédant des poings absolument gigantesques. On retombe très rapidement dans le ryona pour voir l’héroïne encaisser une multitude de coup dans le ventre pendant trois plombes, jusqu’à ce le supplice soit abrégé par un retournement de situation bâclé. Inutile de revenir sur la scène qui, comme dans le premier Mighty Honey, répète en boucle plusieurs fois le même passage où l’héroïne est rouée de coup. S’il peut paraître amusant au début de voir une Supergirl japonaise se battre contre une sorte de robot aux poings démesurés, cela devient bien vite lassant au bout de quelques instants. Le plus ahurissant dans tout ça, c’est que le fétiche lui-même ne semble même pas être mis en scène ! Là où le Mighty Honey original s’attardait longuement sur les courbes de sa comédienne, cette suite est presque intégralement tournée en plan large, n’accordant brièvement que quelques gros plans sur ses protagonistes ici et là ! Incompréhensible…

 

 

Plus intéressante est la confrontation avec le reptilien Pastol, même si j’y perd beaucoup faute de traduction. Mighty Honey semble s’être téléportée sur une autre planète, un lieu de désolation où elle rencontre une créature monstrueuse avec qui va alors parlementer. Les deux personnages discutent devant un ignoble fond vert qui retransmet des images de la vie humaine de Sayaka, puis l’alien présente un étrange appareil qu’il tend à l’héroïne. Celle-ci paraît hésitante un moment avant d’utiliser la machine…
Si j’ignore concrètement ce qui se passe, mon hypothèse est que Pastol tente de manipuler Mighty Honey en lui faisant croire qu’elle ne peut plus avoir une vie normale. L’appareil pourrait donc servir à lui faire renoncer à ses pouvoirs et retrouver sa vie d’avant, d’où l’hésitation de notre héroïne face aux flashes-back. Mais la suite des évènements me laisse plutôt perplexe car Sayaka se “réveil” alors sur Terre, comme si tout cela n’avait été qu’une illusion. Cependant elle tient toujours l’appareil dans ses mains et semble effectivement avoir été affaiblie, aussi je ne peux que supposer qu’il s’agissait d’un traquenard orchestré par Pastol pour la convaincre de renoncer à son héritage de Mighty Master…

 

 

Enfin la dernière partie nous montre l’Empereur venir sur Terre pour ramener à la vie ses hommes de main, grâce à une bague magique qui semble être la source de son pouvoir. Les vilains s’en prennent à Mighty Honey et ses amis pour une dernière bataille, et la pauvre jeune femme n’est pas de taille face au nombre de ses adversaires. Facilement vaincue, battue sans fin par les monstres, elle n’aura la vie sauve que grâce à ses compagnons qui vont semer la zizanie dans les rangs ennemis. Tout comme pour la vignette avec Ballaon, la torture que subit Sayaka lasse très rapidement. Il n’y a guère de conviction dans les coups donné par les monstres pour que le ryona fonctionne et le passage à tabac se ressasse jusqu’à l’écœurement. Ne reste plus qu’a attendre avec quelle pirouette Mighty Honey va rétablir la situation…
Au moins cette fois le film possède un véritable épilogue et la story-arc est amenée à son terme avec la défaite de l’Empereur. Que Mighty Master ne revienne pas après sa courte apparition n’est pas vraiment un soucis puisque son rôle se limitait à donner vie à Mighty Honey et la laisser faire le Bien autour d’elle, celle-ci utilisant même de nouveaux super-pouvoirs comme un puissant laser qui s’échappe du logo sur sa poitrine. Et les péripéties avec Pastol offrent un changement rafraichissant au bête ryona habituel. Et puisque j’en suis aux compliments, je citerai également le look intéressant des méchants et de Mighty Master qui évoquent les délirantes créatures de sentai, ce qui est autrement plus intéressant que les quelques mutants du précédent opus, et surtout Miki Ichikawa se montre convaincante dans le rôle de la super-héroïne Mighty Honey. L’actrice semble très à l’aise pour les scènes d’action et déclame mieux son texte que sa prédecessrice. Quant aux combats, lorsqu’ils ne sombrent pas dans le ryona, ils sont plutôt énergique avec quelques belles cascades et de temps en temps rehaussé par de gros riffs de guitare qui donnent la pêche !
A ce titre il faut mentionner la scène, très japonaise dans l’esprit mais effectivement amusante, où Sayaka terrasse ses adversaires sans même s’en rendre compte, leur donnant inconsciemment des coups puissants alors qu’elle tente de les fuir !

 

 

Mais cela étant dit, il faut tout de même faire le triste constat que ce Mighty Honey est largement inférieur au précédent. L’intention est là, l’énergie aussi, mais il semblerait que Zen Pictures n’ait pas voulu perdre son temps avec cette production car le film possède de très faibles production values. Pour être franc, j’ai vu des vidéos Internet beaucoup plus soignée malgré un budget non existant. Comme je l’expliquais plus haut la réalisation est quasi absente, Kanzo Matsuura se contentant d’utiliser les plans larges dans la majorité des scènes. La caméra s’éloigne des personnages et ne cherche même plus à iconiser l’héroïne, s’attarder sur son costume ou ses postures, contrairement au premier Mighty Honey. Ce choix d’angle de vue paresseux, combiné avec l’aspect répétitif du ryona, a vite fait de rendre le film ennuyeux à mourir en plus de tuer dans l’œuf toute forme d’ambiance.
Il faut dire que l’équipe ne semble même pas avoir voulu créer la moindre atmosphère cette fois, laissant leur deux pauvres lieux de tournage sans le moindre décors ! Ils n’ont même pas tenté l’option cache-misère via l’éclairage ou les fumigènes, la lutte du Bien contre le Mal se déroulant ainsi dans un minuscule parc de centre-ville et dans une remise vide avec quelques poubelles en plastique en arrière-plan ! La cerise sur le gâteau revient tout de même au costume ignoble de Mighty Honey elle-même, sorte de version ultra cheap de celui qu’elle portait dans l’original. Mal taillé (la jupe qui remonte parfois au-dessus du nombril), conçu dans des matériaux de mauvaise qualité, il ose carrément la cape en plastique et ça, ça ne passe pas !

 

 

Il est finalement intéressant de comparer les deux Mighty Honey tant ils s’opposent l’un à l’autre. Le premier opus était un petit film sans prétentions, doté d’une intrigue trouée comme une passoire mais visuellement agréable à regarder. En revanche sa suite se montre beaucoup plus ambitieuse, construite autour d’une histoire complète, mais pèche par un manque de soin flagrant sur la mise en scène. J’aimerai dire que le fond l’emporte sur la forme, et que l’intrigue et les personnages sont plus important que la représentation purement graphique, hélas Heroine in Danger Omnibus – Mighty Honey ne dispose d’aucun sous-titres pour faire pencher la balance de son côté et, autant le dire clairement, Risa Saiki était bien plus charmante que Miki Ichikawa ici présente. Du coup, le choix est vite fait…

Heroine in Danger Omnibus – Mighty Honey n’est pas recommandé.

 

 

 

GALERIE

 

   

One comment to Heroine in Danger Omnibus – Mighty Honey (2013)

  • Anonyme  says:

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