Batterie de Cuisine…

batteriecuisine+

 

Voilà le premier de la série de dessins de Nathalie pour le personnage d’Alice, dont on avait déjà posté le numéro 2 (La Galanterie du Yéti) quelques temps auparavant. Ce dernier fonctionnait sur le même principe que celui-ci donc il ne faut pas s’étonner d’y voir des ressemblances : c’est voulu ! Alice fait donc encore une mauvaise rencontre, cette fois ce que l’on nomme chez nous un “Chevalier Casserole”, c’est-à-dire un grand guerrier engoncé dans une armure si lourde et si massive qu’il en devient ridicule et ressemble finalement à un pauvre type à qui on aurait assemblé des dizaines de casseroles. Bien sûr il s’agit d’une parodie de tous ces rôlistes / fans de BD & manga qui ne jurent que par les grands coups d’épée et la force brute ou encore l’art du combat (qui se résume en fait à “je suis plus fort que toi, plus intelligent et tu n’es rien face à moi pauvre petite merde”).

Le chevalier est ici à l’image de ces personnes : imbu de sa personne, autoritaire et sûr de lui, n’hésitant pas à rabaisser les autres pour se mettre en valeur. La première case nous le montre ainsi stopper Alice dans sa promenade d’une voix forte, comme pour lui donner un ordre. Ce qui ne manque pas de la faire sourire sur l’instant même si elle ne sait pas encore à quoi elle va se frotter. Les Chevaliers Casseroles étant de nature susceptible, ils se vexent généralement pour un rien ou bien utilise la bouderie / le renfrognement pour obliger les autres à s’excuser ou aller vers eux. Ici, il s’offusque volontairement, comme s’il n’était pas concevable que la jeune femme ne sâche pas qui il est, et bombe le torse pour se vanter. N’importe qui aurait timidement dit un petit “non, désolé”, porte ouverte à la manipulation pour ce genre de personne qui n’attend que ça pour paraître supérieur aux yeux des autres (moi j’ai fais ça, je connais ça, je sais ça). La tronche d’Alice, hilarante, montre qu’elle prend parfaitement conscience du type de personne qu’elle à en face d’elle…

Et cela nous conduit à la dernière case, où elle se défait de l’opportun en affichant clairement son opinion sur lui. Non, elle ne sait pas qui il est, et “n’a foutre”. Il ne fait pas bon de s’intéresser à ces gens là de toute manière, c’est toujours néfastes au bout du compte… Comme pour le Yéti, la technique utilisée est volontairement moche pour parodier un certain genre: une coloration vite fait avec beaucoup de flotte et un papier imprimante de mauvaise qualité, ainsi qu’un découpage très limité (même plan, trois case, peu de mouvements). L’armure du chevalier est volontairement rendue ridicule et très disparate, quant à ses trois poils sur le menton c’est une manière de se foutre un peu de ces grands gamins qui se pensent être des hommes parce qu’ils sont grands et fort mais qui sont imberbe comme des bébés et n’ont que du duvet à la place de la barbe, affichant en fait un corps d’adolescent alors qu’il s’imagine être de grands mâles virils.

Un grand merci à Nathalie pour ce petit gag et la private joke qui va avec (rapport à des connaissances très Chevaliers Casseroles).

Leave a reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>