Color Me Blood Red (1965)

 

Color Me Blood Red

(1965)

 

There’s just one problem with painting like that.
The undertaker has to finish it for you.

 

 

Il y a une raison si Color Me Blood Red n’est pas aussi reconnu que Blood Feast et Two Thousand Maniacs ! Il y a une raison pour laquelle on en parle beaucoup moins et que l’étiquette “historique” ne lui colle pas autant à la peau que ses prédécesseurs. Car le fait est que, contrairement aux premiers opus, cette nouvelle tentative est un échec complet, à la fois un mauvais film, un mauvais Gore et une conclusion un peu amère à la Blood Trilogy puisque marquant la séparation du duo H.G. Lewis / David F. Friedman. Pas étonnant quand on voit à quelle vitesse les compères ont mis en chantier ce troisième essai, ne prenant guère le temps d’y réfléchir: ainsi plutôt que de paraître comme une suite logique de leur œuvre, Color Me Blood Red ressemble au contraire à un grand pas en arrière !
Conçu aussitôt Two Thousand Maniacs ! sur les écrans, le film souffre d’une naissance précipité et d’emblée on ne peut pas dire que le sujet choisi soit le plus intéressant – l’histoire d’un peintre fou qui utilise le sang de ses victimes évoque bien quelques gerbes d’hémoglobines ici et là, mais rien de particulièrement graphique.
Qui plus est cette intrigue est une reprise à peine déguisée d’une production culte de Roger Corman. C’est bien sûr A Bucket of Blood, avec le génial Dick Miller dans le rôle d’un sculpteur fou qui fabriquait des statues à partir de cadavres, tuant toujours plus pour créer de nouvelles œuvres. Une relecture assez simple qui ne change que le support (la toile plutôt que l’argile) sans rien apporter de neuf. Par rapport à la réinterprétation délirante de Brigadoon de la dernière fois, c’est peu inspiré et bien moins excitant.

 

 

L’intrigue raconte comment un peintre, Adam Sorg, fini par sombrer dans la folie homicide. Peu aimable, l’artiste est arrogant, égocentrique, mal élevé et gueulard. Il ne se soucis pas d’autrui et certainement pas de sa compagne, qui doit faire avec son comportement détestable et pense déjà au divorce alors qu’elle n’est même pas encore mariée avec lui ! Son seul allié est Farnsworth, gérant d’une galerie d’art qui expose ses œuvres à toute la ville ainsi qu’à Gregorovich, un critique de renom. Seulement voilà, celui-ci considère que les derniers travaux de Sorg sont médiocres: son utilisation des couleurs notamment, est particulièrement insipide.
Blessé dans son orgueil mais tout en restant d’accord avec ces reproches, le peintre commence à devenir de plus en plus asocial tandis qu’il cherche désespérément une solution à son problème. Et celle-ci lui arrive par un accident tout bête, lorsque sa future ex-épouse se blesse avec un clou en voulant ramasser un cadre qui trainait. Son sang coule sur la toile, et la couleur vive qu’elle y laisse va raviver la flamme créatrice de l’artiste: inspiré, il livre un tableau sombre et horrifique qu’il recouvre ensuite de ses propres globules rouges pour en renforcer l’impact. Hélas la tâche est exténuante et il comprend avec dépit qu’il sera incapable de mener cette nouvelle tâche à bien. Jusqu’à ce que son obsession lui fasse perdre pied avec la réalité et que, dans une crise de démence, il assassine sa belle. Cachant le corps, il utilise néanmoins son sang pour compléter son œuvre et part l’exposer.
Le succès est immédiat seulement voilà, Gregorovich n’est pas persuadé que Sorg a retrouvé tout son talent et lui commande un nouveau travail…

 

 

Du déjà vu effectivement, et pourtant le manque d’originalité est loin d’être le seul soucis du film. Le fait est qu’il n’y a pas d’évolution visible (technique comme artistique) entre Two Thousand Maniacs ! et Color Me Blood Red, contrairement aux deux autres. L’amateurisme total d’un Blood Feast était pardonnable car jouant pratiquement en faveur du film, totalement “autre”, innovant et anarchique. Seule comptait le grotesque et le reste était vite oublié. Le second volet était un bond en avant tant dans les ambitions que dans la réalisation. Le film paraissait plus grand, plus fort, avec plus de monde et une meilleure maitrise sur à peu près tous les plans.
Ici on retrouve une histoire de petite ampleur qui évoque pratiquement un remake de Blood Feast (un tueur seul qui massacre plusieurs femmes au nom d’une obsession) mais avec un nombre de personnages et de décors encore plus réduit. Le nombre d’atrocités affichées à l’écran est lui-même rabaissé à seulement quatre meurtres, ce qui semble trop peu au regard des attentes que l’on pourrait avoir d’un tel film (surtout arrivé au troisième épisode), et la déception frappe tant le niveau de Gore parait inégal et bien moins fou qu’autrefois.
En fait plutôt que d’être une nouvelle étape dans le genre, Color Me Blood Red aurait fait un parfait chainon pour lier Blood Feast et Two Thousand Maniacs !, puisque reprenant une intrigue simple de tueur en série tout en introduisant des meurtres de plus en plus extravagants et surréalistes, commençant simplement (un coup de lame en plein visage) pour partir sur des délires qui aurait pu préfigurer les spectacles des fantômes Sudistes (la joute équestre en hors-bord, un harpon remplaçant la lance).

 

 

Mais le plus frappant, dans cette baisse de qualité générale, ne vient même pas du sujet ou de son traitement, mais bien de la mise en scène. On savait que Lewis était un mauvais réalisateur, cependant il était jusqu’ici capable du strict minimum et ses films restaient parfaitement regardables même si très ringards. Ici on frise l’incompétence, comme si le bonhomme avait oublié toutes notions de cinématographie: de nombreuses fois la caméra ne fait pas de mise au point et rend l’image complètement flou, le cadrage est hasardeux et semble parfois se corriger, ne parvenant pas toujours à suivre l’action au bon moment, enfin toutes les scènes tournées au bord de l’eau sont absolument inaudible car le bruit de la mer prend le pas sur les dialogues. Un soucis aggravé par le montage, la post-synchronisation n’est pas du tout raccord avec les mouvements de lèvres, et demeurant trop basse pour que l’on entende quoique ce soit !
A sa décharge il est connu que le tournage en lieu aquatique n’est jamais simple, et la tâche a dû s’avérer particulièrement difficile pour lui, l’homme n’ayant probablement pas mesuré lorsqu’il a écrit le scénario. En revanche sur la terre ferme, ce n’est pas bon non plus: la caméra est évidemment statique avec généralement deux angles de vue utilisés (un large, un serré), et si d’ordinaire il trouve son inspiration lors des séquences sanglantes, cherchant le cadrage ou le détail qui dynamisera le tout, ce n’est cette fois pas du tout le cas.

 

 

A la manière de son antagoniste, un peintre dont les tableaux sont fades et qui ne parvient plus à exprimer quoique ce soit à travers son œuvre, Lewis paraît être incapable d’insuffler la moindre énergie à son film et c’est tout le Gore qui tombe à plat. L’auteur livre un film creux qui n’aura pas impressionné grand monde. Et malheureusement pour lui, le montage est loin d’arranger les choses…
Pourtant confié au même type qui s’était occupé des deux productions précédentes, celui-ci aussi semble ne plus se souvenir de son métier, assemblant les séquences à l’aide de raccords bancals, notamment dans les fondus enchainés (ellipses et transitions) qui donnent l’impression que les images sont littéralement entrain de fondre devant nous !
Non content de ramollir le rythme du film, qui met trop longtemps a démarrer, il égraine les scènes de mort ici et là et ces quatre malheureuses petites horreurs ne paraissent intervenir que très peu, comme si elles étaient anecdotiques. Difficile de croire que le film se traine avec ses 80 minutes, et pourtant ! Alors, comme pour nous tenir éveillé, il a été choisi de caviarder le film de cette improbable musique, du genre fond sonore pour cabarets des années 60. Totalement frénétique, envahissante et à côté de la plaque, elle joue constamment, hurle, presque, et ne laisse jamais la place à l’ambiance. Disons-le clairement: il s’agit de l’un des pires défauts du film.
Lewis lui-même a été horrifié en découvrant le produit final, et pour cause: celui-ci lui a totalement échappé et rien de ce qui fut assemblé n’était de son propre choix.

 

 

L’explication se trouve en fait dans une sombre histoire de fric et de poursuites judiciaires qui a totalement chamboulée la post-production. Après un tournage déjà compliqué et peu motivant, Lewis et Friedman se sont retrouvés confrontés à leur vieux partenaire Stan Kohlberg, un propriétaire de Drive-In et de petites salles avec qui ils avaient un deal. Comprenant sans doute que l’entreprise des deux compères était plus fructueuse que prévu, il tenta de les poursuivre pour manquement sur reversements d’argent, ce qui se régla au tribunal au détriment de Color Me Blood Red. Car le film, tout juste dans la boite, est foutu au placard pendant près d’un an, le Parrain du Gore n’ayant pas le droit d’y toucher. C’est Robert L. Sinise, déjà monteur sur Blood Feast et Two Thousand Maniacs !, qui va s’occuper de le mettre en forme, seulement voilà: celui-ci n’est pas exactement un monteur (editor), c’est-à-dire un technicien qui prend ses propres décisions lors de son boulot, avec une approbation éventuelle du réalisateur derrière, mais un “coupeur” (cutter). Quelqu’un qui monte un film comme robot, se contentant de suivre les ordres du metteur en scène. Seul aux commandes, Sinise s’est alors laissé aller à faire un peu tout et n’importe quoi, ne possédant pas de véritables connaissances sur ce qui fait un film.
Le réalisateur récupéra le résultat bien plus tard, et de son propre aveu en fut désespéré. “Color Me Blood Red is not worth watching, in my opinion.” dira t-il, essayant même un temps de renier la chose.

 

 

Des comme ça il y en a plein, expliquant facilement pourquoi ce troisième volet Gore est un échec complet. Car l’expérience fut entachée par tout un tas de problèmes dès la mise en route du projet, avec par exemple l’interdiction de tourner dans les mêmes zones qu’auparavant et obligeant l’équipe à trouver de nouveaux lieux au dernier moment. La raison ? Parce que Blood Feast avait mauvaise réputation auprès des quelques personnes et que ceux-ci ne voulaient absolument pas qu’une autre aberration de ce genre soit réalisée près de chez eux. Il y a aussi les problèmes techniques pour les effets spéciaux, entre un caméraman pas foutu de capturer un joli jet de sang lors de l’empalement au harpon, ou une décapitation en pleine mer qui devait être simulée avec une crâne de vache… qui a coulée si vite que Lewis n’a même pas eu le temps de dire “action” !
Et puis, bien sûr, il y a eu la défection de Friedman. Celui-ci, peu emballé comme son partenaire par la mauvaise tournure que prenait Color Me Blood Red, en vint à se dire que le genre était dépassé, plus assez intéressant à explorer et à exploiter. Nul doute que les déboires judiciaires ont dû le conforter dans son idée de s’éloigner du Gore une bonne fois pour toute, mais il y a fort à parier que l’ambiance ne devait pas être terrible même avant cela. Et c’est dommage car tout n’était pas à jeter dans cet ultime épisode. Noyés dans le mauvais sang surnagent quelques éléments sincèrement sympathiques, ou assez intéressant pour être évoqués, à commencer par l’interprète d’Adam Sorg.

 

 

Car à la surprise générale, Gordon Oas-Heim se révèle être un véritable comédien là où ses prédécesseurs ne l’étaient pas du tout. Vraiment doué, même si peu aidé par un rôle qui lui demande de tirer rapidement la tronche lorsqu’il passe en mode “maniaque”, il convainc très bien en auteur prétentieux rabrouant son entourage, et livre quelques monologues plutôt accrocheurs (son dernier discours, à la toute fin). La meilleure scène du film, vers le début, le montre se rendre à la galerie tandis que Gregorovich y critique une de ses œuvres. Ne prêtant aucune attention au public, il entre bruyamment dans la salle, saute sur la scène et change de sens l’un des tableaux accroché dans le décors, comme pour affirmer son sens artistique. Il se confronte ensuite au critique tandis que Farnsworth, sans un mot, va discrètement remettre la toile telle qu’elle était avant.
C’est discret, simple, mais ultra efficace et preuve qu’il y avait là plus de jeu d’acteurs que dans les deux Gores précédents ! L’homme affiche également une mine particulière, peut-être pas aussi folle que celle de Fuad Ramses mais assez pour faire effet.
A ses côtés quelques revenants,comme Scott H. Hall, l’un des abominables flics de Blood Feast, et Jerome Edem, qui était l’écartelé de Two Thousand Maniacs ! Leur présence assure un minimum de liens avec les premiers opus et permet de ne pas se sentir trop dépaysé. L’héroïne, avec sa choucroute sur la tête, fait plutôt regretter Connie Mason mais au moins elle à l’âge de son personnage et porte un maillot de bain.

 

 

Question Gore on retient quand même quelques morceaux. Il y a cette introduction où Farnsworth brûle un tableau, la chaleur faisant gondoler la toile qui libère alors un flot de sang. Une amusante transition passe de la bouillie d’hémoglobine que Sorg utilise au vernie à ongles rouge qu’utilise une bourgeoise pour se repeindre les pieds. Si le premier meurtre est raté (un couteau planté quelque part entre l’œil et la tempe, on ne sait pas trop), il faut voir l’artiste attraper le corps pour frotter la tête ensanglantée contre le papier, utilisant le visage comme une brosse !
Plus fou: lorsqu’un couple lui emprunte ses pédalos pour une petite promenade, il les traque au bateau moteur, harpon à la main, et va heurter l’un d’eux de plein fouet tel un chevalier en plein tournoi. La victime agonisant, il rebrousse le chemin pour lui passer dessus et le déchiqueter avec l’hélice du moteur (la fameuse décapitation ratée). Sa copine, on la retrouve crucifiée dans son atelier, éventrée. Elle est devenue une poche de sang au sens propre, Sorg attrapant les viscères à pleines mains qu’il presse ensuite comme un citron pour en extraire le fluide vital ! Sans doute le moment d’anthologie du film, même s’il faut aussi mentionner un cadavre déterré qui exhibe un visage rongé par les vers, tenant presque de Lucio Fulci, l’autre Parrain du Gore.
On retrouve également un aspect proto-Slasher avec le concept du groupe de jeunes qui se rend à la plage pour s’amuser, inconscient qu’un tueur rôde dans les parages. A tel point, en fait, qu’il est étrange que Lewis n’ait pas eu cette idée en écrivant le script, laissant toute la bande survivre et ceci malgré la présence d’un couple beatnik insupportable, victimes toutes désignées pour l’assassin.

 

 

Il faut les voir se trémousser ridiculement en portant des perruques de clowns ou en fumant la pipe à bulles. S’habillant à l’identique comme des jumeaux, ils parlent avec un horrible (et très faux) accent snobinard censé représenter la jeunesse des années 60. L’un d’eux va pourtant lâcher LA réplique culte du film: exhumant le corps d’une victime, enfoui sous la plage, le garçon va reconnaitre un membre humain et paniquer en comprenant qu’il s’agit d’un cadavre. “Holy bananas ! That’s a girl’s leg !” s’exclame t-il comme s’il se trouvait dans un sitcom. Burt Ward n’aurait pas fait mieux.
Mentionnons également un script en miroir avec Blood Feast puisque l’on en retrouve quelques idées très similaires: les deux films s’ouvrent avec une étrange musique de tambours (ici plus rythmée) et on note le même rapport entre l’assassin et la mère de l’héroïne. Dans l’original, la maman commandait un repas à Fuad Ramses et celui-ci finissait par vouloir sacrifier sa fille comme dernière victime. C’est la stupidité de cette dernière qui faisait capoter son meurtre puisqu’elle ne tenait pas en place. Ici une dame, admirative du peintre, tente comme elle peut de lui acheter une de ses œuvres. C’est sa fille qui deviendra la dernière proie de Sorg, mais elle échappera à la mort entre autre parce qu’elle ne peut s’empêcher de jacasser et de stresser l’artiste qui ne sait plus comment s’y prendre pour la mettre à mort.
Un dernier mot, peut-être, pour les tableaux de sang: parce que Gordon Oas-Heim n’était pas peintre, Lewis a récupéré divers dessins et peintures pour remplir la demeure de l’antagoniste. Naturellement, aucun d’entre eux ne sont du même style, Sorg devenant à la fois un expressionniste, un impressionniste et un naturaliste.

 

 

Autant dire que ses “chefs d’œuvres” sont tout bonnement horribles, surtout parce qu’il les badigeonne tellement de sang qu’on ne peut plus voir quoique ce soit ! Un gâchis presque, tant son premier essai n’est pas si mal: partant d’un banal croquis de jeune femme, il termine par une représentation réaliste du meurtre de sa compagne, tandis qu’un monstre inhumain se cache dans l’ombre, symbolisant probablement sa propre monstruosité.
Personnellement j’aime plutôt le second, représentant un monstre marin dévorant un nageur. Une sorte de créature dont la queue de poisson se termine inexplicablement par une jambe de femme, portant même un talon aiguille ! Symbolisme de la femme castratrice ? Cette idée il l’a en observant rageusement un couple bronzer sur la plage, juste sous sa fenêtre, et peut-être planifiait-il déjà de les tuer sur un plan d’eau comme ça sera le cas. De façon amusante, il n’y pas d’ultime ouvrage. Sorg semble victime de la toile blanche, comme s’il n’avait pas d’inspiration avant de trouver sa victime en chair et en os. Figurativement parlant, il n’a absolument rien dans la tête, et c’est ironiquement comme cela qu’il fini: la cervelle explosée par un coup de feu, son corps tombant sur le tableau, tête la première !
Intéressant, même s’il est peu probable que Lewis ait véritablement songé à ces détails lorsqu’il a écrit le scénario. A vérifier peut-être avec la novélisation, dont il est encore une fois l’auteur et qui ait même sortie bien avant le film ! Conçu en 1964, celui-ci ne paraîtra sur les écrans qu’un an plus tard, sans grand succès. D’ailleurs, des premiers Gore, il est le seul à ne pas connaitre de suite ou de remake, ce qui est assez significatif.

 

 

Encore que, quelques internautes jurent avoir croisés sur leur route un étrange Color Me Blood Red… Again, il y a longtemps, lequel n’a jamais été retrouvé par la suite. Aucune trace de celui-ci nulle part, même sur Internet, pourtant les témoins affirment avoir trouvé quelques informations depuis: il s’agirait d’une ignoble production vidéo de 1991, tournée au caméscope par un certain Zachary Winston Snygg (alias John Bacchus, auteur de Play-Mate of the Apes, Mistress Frankenstein, des Erotic Witch Project et autres Z trouvables chez Seduction Cinema) et distribué en son temps via E.I. Independent Cinema. S’il est vrai que cette compagnie a sorti la plupart de ses réalisations, et que ses plus vieux films, amateurs, sont introuvables mais existant, il n’y a rien qui prouve que celui-ci soit réel, ni même qu’il y ait le moindre lien entre cette “suite” et l’original hormis le titre.
Voilà cependant une rumeur intéressante et un nouveau titre a inscrire sur ma liste de films plus obscur qu’obscur, juste à côté de Cannibal Mercenary 2. Je pourrais dire qu’on en entendra jamais parler, mais après avoir réussi à mettre la main sur la suite de Story of Ricky pour le dernier Vidéotopsie, on ne sait jamais !

 

Listen pal, you’d be rude too, if you saw your girl tied up,
and a man with an axe in one hand and a bloody mess in the other !

 

 

 

GALERIE

 

   

   

2 comments to Color Me Blood Red (1965)

  • zmbdog  says:

    I’m the one who’s been posting about COLOR ME BLOOD RED…AGAIN the last several years and dug up the info you cited. I don’t have a copy yet but I guarantee it’s no myth. I had no idea it was even thought of as such but you can see it listed in Fangoria #160, page 76 on archive.org

    • Adrien Vaillant  says:

      Hi and thank you for bringing this up. I just checked and you are right, there is clear informations about this “sequel”. I wish I could get my hand on this, but it is nice to see that this is not a hoax.

      Thank you again Mister Zmbdog (zombie dog ?), and please forgive my bad english !

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