Bloody Week-end, 9ème Édition

 

A vrai dire, n’espérez pas un gros compte-rendu pour cette nouvelle édition du Bloody Week-end. C’est à peu près la même chose chaque année, la seule différence étant les invités, les films diffusés aux projections et les trouvailles que l’on remporte avec soit. Car arrivé à sa 9ème édition, le festival organisé par Loïc Bugnon et sa femme, Madame Bugnon, en arrive à une sorte de point mort en terme d’originalité et d’organisation. On retrouve les mêmes attractions, les mêmes fidèles, les mêmes décors tous les ans, et passé la surprise de la découverte, on fini par prendre ses marques pour finalement regarder tout cela d’un œil distrait. Faut dire que le côté répétitif de la chose n’aide pas: que voulez-vous que je vous raconte en-dehors des noms des nouveaux guests et de mes fouilles DVD sur les multiples stands ? On y retrouve les habitués, les mêmes vendeurs (Artus, Le Chat qui Fume, Crocofilms, Ecstasy of Films, Hors-circuits, Mauvais Genre, Uncut Movies), les mêmes exposants à quelques exceptions près. On fait ses affaires et ses rencontres avec convivialité et tout le monde est content. Ceci en boucle pendant trois jours, puis le Bloody Week-end ferme ses portes.

 

 

Bien sûr je pourrais évoquer chaque chose en détail et faire comme d’habitude, avec une description complète de chaque journée, mais j’avoue n’avoir prêté que peu d’attention aux évènements de cette édition. Et je pense sincèrement ne pas être le seul vu la morne ambiance générale. Peu de monde, peu d’excitation, pas énormément de visiteurs si ce n’est le dimanche après-midi et d’ailleurs il fut très facile de se trouver des tables à la buvette. Bref c’était calme comme si personne n’osait s’investir totalement. On a pu remarquer par ailleurs le manque d’ambiance sonore comparé aux autres années, avec très peu de musiques, et la disparition des habituels posters décorant la salle principale.
Je n’ai pas constaté de file d’attente démesurée devant le stand des autographes, et ceci malgré un Marcus Nispel survolté et demandant à tout le monde de s’asseoir sur ses genoux comme s’il était un Père Noël de supermarché, afin de donner des fessées. Les invités ne se sont pas vraiment baladé dans la grande salle non plus, et on a pu noter l’absence de concerts en soirées. Même le barbecue avec son cochon grillé n’aura duré que quelques minutes, la bestiole finissant très vite dans les premières assiettes et la grillade ne s’étant pas prolongée même pour le fun.

 

 

Si je voulais exagérer, je dirai que la météo elle-même n’a pas voulu donner du sien, le beau temps de d’habitude laissant place à des nuages noirs et des brises légères laissant toujours planer le doute quant à l’explosion d’un orage. Et moi de devoir constamment jongler entre le T-shirt et le manteau à capuche, regrettant toujours de choisir l’un ou l’autre à chaque fois – la température étant parfois fraiche, parfois très lourde. Rien de bien méchant, surtout vu la situation au même moment dans le reste du pays, mais il faut constater que ce 9ème opus n’était pas des plus festif.
Ce n’est finalement pas plus mal puisque ce week-end fut reposant, nous évitant d’avoir à jouer des coudes ou de réserver tables et chaises lors des petites pauses, et permettant de se faire entendre facilement durant les discussions. Et au final il y a cette impression d’avoir assisté à une (longue) soirée entre potes plutôt qu’une grosse convention: plusieurs d’entre-nous aurons même préféré s’établir tranquillement dans un coin pour discuter plutôt que de tenir des stands ou fouiller non-stop dans les bacs.

 

 

Citons tout de même quelques éléments spécifiques à cette édition 2018, à commencer par l’absence remarquée du Chat qui Fume. Un décommandement de dernière minute qui aura surpris absolument tout le monde, sans explications véritables, avec en plus quelques mauvaises nouvelles concernant les sorties Blu-Ray prochaines de l’éditeur. Absence également des amis Pascal Gillon et Didier Lefèvre, qui n’ont malheureusement pas pu se joindre à nous cette fois-ci. En revanche ce fut l’occasion incroyable de découvrir en chair et en os Damien Granger, et de discuter longuement avec lui. Si j’avais une machine à voyager dans le temps, j’enverrai un message pour narguer le jeune Moi d’il y a quelques années, qui prenait ça comme quelque chose d’impossible !
Heureuse réception de Black Lagoon #2, présent sur quelques stands et qui a eu l’air de faire son petit effet. La lecture en diagonale du fanzine m’a confirmé que mes collègues y ont fait un boulot incroyable, et que ma simple page avec ses deux chroniques semble bien maigre en comparaison. Un troisième numéro est en préparation et tout le monde a déjà ses petites idées…

 

 

Du reste, il n’y a pas grand chose à dire. Les trois jours s’enchainent et se ressemblent, les discussions fusent dans tous les sens au point qu’il est difficile de se souvenir de tout, et de ce long week-end, il ne reste qu’une sorte de brouillard d’où n’émergent qu’une poignée d’images ou d’anecdotes. Comme cette pizza avec un gros trou au milieu pour y glisser son engin, livrée spécialement à l’ami Jérôme Ballay durant un repas à la Del Arte – le pauvre n’en demandait pas tant. L’apparition surprise de Johnny Dick, que l’on avait presque oublié et qui se serait fait voler la vedette par James Bean sans cela cette année (encore que David Dildo n’était pas loin). Il y a eu les précommandes du prochain livre de Damien Granger, B-Movie Posters, Volume 2, avec réception du cadeau présentant des affichettes du label Pulp Fantasy de Charles Band: un look très Tales From the Crypt et une approche foraine de thèmes érotico-horrifiques. Une figurine Spawn bradée à plus de 50% juste pour mes beaux yeux par un gros vendeur barbu. L’achat de Porno Holocaust, qui lui fut plus difficile à effectuer en raison du titre, me valant des regards honteux de la part de mes amis…

 

 

Je m’en veux particulièrement d’avoir raté “Mad” Matthieu Nedey, qui s’est visiblement pointé pour nous faire coucou mais que je n’ai absolument pas vu alors que nous avions quelques choses à nous dire. Pourvu qu’il ne s’en soit pas rendu compte lui-même, je ne voudrais pas avoir l’air d’un snob ! En revanche ce furent de belles retrouvailles avec Gustave, le fidèle toutou de l’hôtel des Tilleuls où la plupart d’entre-nous résidions, qui est toujours aussi sympa. Et pour conclure, évoquons la découverte de l’expo Pipes et Diamants, dont l’affiche involontairement censurée par l’hôtel semble montrer un lièvre cartoonesque se faire sucer par quelqu’un ou quelque chose que nous ne pouvons apercevoir. Aussi, Rigs Mordo de la Toxic Crypt semble avoir totalement craqué pour le Dino Zoo voisin, et on le comprend bien !
Si le Bloody Week-end 2018 ne fut pas un rendez-vous événementiel particulièrement remarquable, remercions-le quand même d’exister pour m’avoir permis de retrouver toute la petite “bande à Didelot” qui peut-être, un jour, se permettra de trainer en mobylettes dans les recoins sombres d’Audincourt afin d’y semer la terreur. D’ailleurs l’an prochain on sera en 2019, alors il y aurait de quoi rendre hommage au film de Sergio Martino !

 

 

Ce fut un plaisir d’y retrouver David, pour la première fois très disponible, ainsi que sa charmante famille. Rigs Mordo, ami véritable et sincère que je ne pourrais assez remercier. Thierry Augier, dit Roggy, avec qui disserter sur Conan et Siegfried est un vrai bonheur. Jérôme Ballay de Ze Curious Goods, seul homme au monde à comprendre ma douleur face à l’écriture de Brian Michael Bendis. Et puis le reste de la mafia belge avec le Fanzinophile Laurent, probablement l’un des gars les plus sympa que j’ai jamais rencontré, et les amis Nicolas et Sandy, d’une gentillesse rare avec qui on se marre quand même bien. Et donc Damien Granger, autrefois idole d’adolescence dont je dévorais les papiers et désormais lui-même lecteur de ce site Internet !
Je me dois d’évoquer également Romuald et Patrice d’Uncut Movies, toujours charmants et source intarissable d’anecdotes, Patrice Lamare et sa compagne de Hors-circuits, que j’ai dû reconduire à la gare puisqu’il n’existe évidemment aucune navette menant de la station perdue en pleine cambrousse à Audincourt même – normal –  ainsi que Damien Debiemme et sa moitié, Delphine, adorables et chez qui l’on trouve toujours de quoi combler les trous dans sa collection.

Il faudra sans doute attendre douze mois avant de retrouver tout ce petit monde, avec un Bloody Week-end X que l’on espère un peu plus vigoureux, mais l’attente en vaut franchement la peine.

 

 

Photos par Christian Lucas, Jean-Paul Coixao, Rigs Mordo, Adrien Vaillant et d’illustres inconnus qui ont bien voulu prendre le portable de Jérôme et Laurent pour leurs selfies !

7 comments to Bloody Week-end, 9ème Édition

  • Johnny Dick  says:

    Report très juste. En espérant vous voir un jour à l’un de mes shows.

    Amicalement,

    Johnny Dick

    • Adrien Vaillant  says:

      Écoute Johnny, ce sera avec grand plaisir !
      Ton message me touche. Profondément.

  • Pascal  says:

    Merci de m’avoir cité dans les absents mec, ça me touche beaucoup. D’autant que je ne te vois que là et que c’est toujours trop court. May be in another time and Another place 😉. Porte toi bien Plume (toujours aussi affûtée 😉) !

    • Adrien Vaillant  says:

      C’est bien normal, et si j’avais une situation financière plus permissive crois bien que je foncerai sans hésiter au Retro Wizard Day (sachant que les échos que j’en ai eu en dise vraiment du bien). Donc effectivement, on se retrouvera d’une façon ou d’une autre, patience !

  • Pascal  says:

    Je patiente alors, mais j’espère vraiment te revoir, au Rétro ou ailleurs 😉

  • James Bean  says:

    Pour les fans, je serai en vedette américaine à la prochaine convention “Pipes et diamants” où je ferai des dédicaces de mon gros bean.

    • Adrien Vaillant  says:

      Faut le dire, un concert de James Bean c’est toujours la promesse d’un gigantesque TUBE.

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