A Nightmare on Elm Street: Freddy’s War (2007)

 

A Nightmare on Elm Street: Freddy’s War

(2007)

 

En 2003, le succès consécutif de Freddy vs. Jason et du remake/reboot de Massacre à la Tronçonneuse a convaincu New Line Cinema de créer le label House of Horror, afin de se remplir les poches sur le dos de leurs vedettes de films d’horreur: Freddy, Jason et Leatherface. Les trois licences avaient alors été vendues à Avatar Press, une maison d’édition se spécialisant dans les histoires violentes et ultra-gores. Mais après la parution de quelques comics, Avatar perd les droits en 2006 au profit du géant DC Comics.

Trop extrêmes pour la compagnie, nos trois icônes vont se retrouver sous la bannière de WildStorm Productions, laquelle publie pour DC d’autres comics sous licences comme World of Warcraft, The X-Files ou Dante’s Inferno. Dès la fin de l’année, la série des Griffes de la Nuit est lancée et propose son premier arc en trois épisodes: Freddy’s War. Celui-ci est écrit par Chuck Dixon (spécialiste de Batman et de son univers) et dessiné par Kevin J. West (vu sur Gen13 et plus récemment sur Modern Warfare 2: Ghost).

Le duo fonctionne sur un registre beaucoup plus classique que l’équipe d’Avatar Press: le scénario de Dixon revient au source du personnage et supprime complètement la trame du complot de Springwood, de l’Hypnocil et de l’asile de Westin Hills, hérités de Freddy vs. Jason, tandis que les traits de Kevin West sont définitivement moins trash et plus lisibles que ceux de Juan Jose Ryp, évitant la surabondance de gore et de nudité. Freddy Kruger n’apparaît lui-même pas directement, ses premières apparitions se faisant relativement discrètes, comme dans le film original…

Beaucoup plus sage donc, moins vulgaire, ce nouveau A Nightmare on Elm Street fait tout d’abord écho à l’œuvre de Wes Craven en lui empruntant un grand nombre d’éléments (emménagement d’une nouvelle famille, découverte progressive de la menace, adolescents sympathiques qui ne sont ni des pouffiasses ni des machos) avant de céder aux délires extravagants que l’on pouvait retrouver sur les autres épisodes de la franchise. Bien dommage d’ailleurs car la simplicité du propos perd son efficacité à mesure qu’elle sombre dans la démesure outrancière, effectivement très comic-book dans l’esprit…

 

HISTOIRE

 

 

Freddy’s War débute sur le meurtre de Brandy, une jeune adolescente d’Elm Street, par Freddy. A la manière des Griffes de la Nuit, le croquemitaine n’apparaît qu’en silhouette, ne lâche aucune réplique fracassante et se présente sur une simple image pourtant terrifiante: celle d’une enfant morte dans son sommeil.

 

 

Le lendemain arrive dans le voisinage la famille Arnstrum, venue s’installer maintenant que le père, un ancien soldat de la Delta Force, est à la retraite. Victimes de déménagements fréquents, Jade et Brad, ses enfants, ne parviennent pas vraiment à croire qu’ils vont loger à Springwood pour de bon. Alors que Jade aperçoit l’ambulance venant récupérer le corps de la dernière victime de Krueger, une petite fille en tricycle lui apparaît alors et évoque le nom de Freddy…

 

 

L’enfant disparaît mystérieusement et Brad ne semble pas l’avoir vu, ce dernier lui certifiant qu’elle s’était endormie. L’incident est vite oublié et la famille est sur le point de commencer une nouvelle vie: les enfants iront à l’école tandis que leur père va commencer un nouveau travail. Par petites touches, Chuck Dixon semble introduire quelques éléments qui pourraient prendre leur importance, comme la présence d’une étrange boîte qui aurait fait le tour du monde et jamais ouverte depuis, et dont personne ne sait ce qu’elle contient. Rien qui ne sera retenu par la suite malheureusement, mais gardons cela pour plus tard.

 

 

La transition nous plonge dans un rêve de Jade, celle-ci se retrouvant à l’école en sous-vêtements. Cauchemar classique où elle est la risée de tous et prend la fuite. Retrouvant son frère dans les couloirs, elle tente de le prévenir mais celui-ci ne la voit pas et c’est la petite fille qu’elle avait aperçu plus tôt qui lui apparaît alors, en chemise d’hôpital. L’enfant lui explique qu’elle et son frère sont actuellement dans le même rêve, puis disparaît subitement une nouvelle fois, avant que l’adolescente ne puisse en savoir plus…

 

 

Intriguée, Jade va tout de même partir à la poursuite de Brad et se retrouver dans la chaufferie de l’établissement. La scène est un véritable cliché du film d’horreur, mettant en scène une jeune fille en petite tenue déambulant dans un corridor sombre où se cache un horrible tueur, mais fonctionne parfaitement en termes d’ambiance. La première confrontation avec Freddy Krueger a lieu mais ce n’est pas Jade la cible, celle-ci découvrant son frère ligoté à un pupitre d’école sur un bûcher constitué de livres de cours !

 

 

Brad va être brûlé vif sous les yeux de sa sœur. Sur une scène réminiscente du Cauchemar de Freddy (Freddy 4), Jade va se précipiter dans sa chambre pour le retrouver, trop tard, dans les flammes. Après l’enterrement, l’adolescente et son père vont avoir une discussion sur l’évènement: il apparaît évident que Brad s’est suicidé vu l’importance de l’incendie, mais Jade refuse d’y croire et évoque son rêve. La jeune fille commence alors à prendre du surplus de café…

 

 

La scène suivante nous la montre en classe de sport, où des professeurs peu avenants l’oblige à participer au cours de piscine malgré sa brûlure. L’occasion pour Freddy de s’en prendre à elle en tentant de la noyer. Se réveillant en pleine classe, indemne, Jade est cependant renvoyée de cours et se rend alors dans une cafétéria pour faire le plein de caféine, ce que ne manque pas de remarquer une petite goth, Kaylee, qui va venir lui faire la conversation…

 

 

Une rencontre capitale pour Jade puisque sa camarade va évoquer elle-aussi le nom de Freddy et lui faire des révélations de la plus haute importance. S’ensuit l’habituel récapitulatif de la vie passée de Krueger, tueur d’enfants (et d’adolescents, précise t-on également ici) qui fut brûlé par les parents de ses victimes et pouvant désormais tuer ses victimes dans leurs rêves. Seule petite modification: ici Freddy était le concierge du lycée de Springwood, apparemment tué dans la chaufferie de l’établissement et non dans celle d’une usine…

 

 

A tout hasard, Jade va demander ce qu’il en est de la petite fille apparaissant sans cesse dans ses rêves mais n’aura pas de réponse. Après ses renseignements, l’adolescente va bien sûr tout faire pour ne plus s’endormir mais, même devant la télévision, va s’assoupir. De quoi permettre à Freddy d’attaquer à nouveau, apparaissant enfin, la pauvre Jade n’esquivant le coup de griffes que de justesse.

 

 

Alerté par le vacarme, M. Arnstrum arrive pour retrouver sa fille blessée et terrorisée.et ce premier numéro de Freddy’s War se conclu sur cette dernière scène, où la pauvre adolescente n’ose raconter ce qui se passe à son père de peur d’être prise pour une folle. Avec surprise nous découvrons cependant l’ancien soldat s’intéresser à l’affaire et écouter ce que la jeune fille peut avoir à dire…

 

 

Nous retrouvons une Jade terrifiée au début du second épisode de l’arc, tâchant de tenir en prenant différents médicaments et de grandes doses de caféines. Elle s’endort malgré elle et va apercevoir le croque-mitaine ainsi que cette énigmatique fillette avant de se réveiller en sursaut dans la voiture de son père. Celui-ci l’emmène à l’hôpital pour que ses blessures soient examinées et l’adolescente va en profiter pour se renseigner sur la petite fille. N’ayant pas de nom, elle n’obtient aucun résultat et va se retrouver à devoir parler de Freddy et de ses rêves à son père. Celui-ci, très ouvert d’esprit pour un militaire (comment ça “pas crédible” ?), ne va absolument pas la juger et même au contraire l’aider en lui parlant de techniques de méditations qu’il a apprit au cours de son entrainement de soldat.

 

 

Une ellipse nous ramène au lycée où Jade est sur le point de s’assoupir en cours, encore une fois, heureusement sauvée par Kaylee qui lui ramène les pieds sur terre. Devenant une amie, celle-ci va se tenir au courant de l’état de sa camarade et même l’accompagner dans son projet pour retrouver la fillette de ses rêves.

 

 

Prévoyant de s’endormir pour la retrouver, Jade achète un nombre incroyable de réveils pour être sûre d’échapper à Freddy si quelque chose arrive et compte bien sur l’aide de Kaylee au cas où cela ne suffirait pas. Son cauchemar va l’emporter encore une fois dans l’antre du croquemitaine qu’elle va se forcer à explorer pour retrouver la petite…

 

 

L’adolescente parvient à retrouver sa trace et celle-ci avoue que Freddy ne peut pas l’attraper car elle ne s’attarde jamais suffisamment dans les rêves. Jade ne va cependant pas pouvoir lui parler bien longtemps puisqu’elle va être littéralement engloutie par le sol et se retrouver dans un cimetière où l’attend Krueger qui, par provocation, va exhiber la tombe de son frère…

 

 

La jeune fille ne va pas se laisser intimider mais cela n’empêche pas Freddy de s’emparer d’elle. Prêt à frapper, il va être interrompu par l’irruption soudaine de Kaylee qui s’est elle aussi endormie. Armée d’une pelle, elle va prendre la défense de son amie et la sauver en attaquant le monstre avec bravoure. Un geste qui ne peut que lui faire gagner la sympathie du lecteur même si, malheureusement, le scénariste ne semble pas vouloir explorer le personnage plus en avant.

 

 

La riposte de Krueger est violente et la pauvre Kaylee est frappée de plein fouet par les griffes du monstre alors que les sonneries retentissent. Jade se réveille alors couverte du sang de son amie… On peut comprendre le parti-pris de Dixon qui est de donner une certaine vulnérabilité à son héroïne, pour mieux nous faire comprendre la peur d’une confrontation avec Krueger, Kaylee étant trop rentre-dedans pour offrir un sentiment d’impuissance face au croquemitaine, mais il est dommage de voir sont sort être réglé de façon aussi expéditive…

 

 

La suite nous montre la police et les secours s’occuper de la situation au domicile des Arnstrum. Étonnamment, Kaylee n’est pas morte et se fait transporter d’urgence à l’hôpital tandis que Jade est questionnée par les officiers qui ne comprennent pas bien la situation ; il n’y a en effet aucune trace d’effraction et personne n’a vu quoique ce soit. L’adolescente est bien vite soupçonnée d’être responsable de l’état de la victime et alors qu’elle ne souhaite que la rejoindre pour la protéger de Krueger, elle manque de se faire emmener au poste.

 

 

Elle ne doit sa liberté qu’à l’intervention de l’Inspecteur Carter, de la brigade homicide, lequel va immédiatement faire la leçon au jeune flic qui voulait embarquer la suspecte: à Springwood, on ne peut jamais être sûr de rien. Encore une fois il semblerait que Chuck Dixon met en place quelques éléments à développer pour la série, mais là aussi ceux-ci seront complètement ignorés…

 

 

Au centre hospitalier, les médecins ne peuvent pas encore se prononcer sur l’état de Kaylee et Jade et son père doivent attendre avant d’avoir des nouvelles. C’est là, dans le service de traumatologie, que Jade découvre enfin qui est la petite fille: il s’agit de Lacey Powell, une enfant en attente d’une transplantation de cœur et plongée dans un coma artificielle. Ses apparitions éclaires s’expliquent du fait que, se trouvant dans un niveau d’inconscience plus profond que le sommeil, la fillette ne peut pas être atteinte par Freddy. Les médicaments étant renouvelés de temps à autres, elle se retrouve donc parfois dans une phase plus légère qui la projette dans le monde des rêves…

 

 

Épuisée et en attendant de nouvelles sur l’état de santé de Kaylee, Jade va s’endormir dans les bras de son père. Contre toute attente, cela va le transporter avec elle et l’ancien soldat va alors se préparer au combat pour terrasser celui qui s’en est prit à ses enfants. Ainsi s’achève la deuxième épisode de Freddy’s War, qui va s’embarquer dans une conclusion aussi surprenante que décevante…

 

 

La dernière partie de l’histoire débute sur l’image connue de la fillette chantant la comptine de Freddy, ici quelque peu altérée. Il s’agit bien sûr de Lacey qui explore la chaufferie, guidant en fait Jade et son père à travers l’antre de Freddy. Très étrange image que de voir un soldat armé jusqu’au dents se promener dans la célèbre chaufferie du croquemitaine et l’impression d’assister à un Freddy vs. Punisher n’est pas loin. Une sensation qui va s’accentuer au fil des pages tant le scénario de Dixon s’éloigne du thème slasher pour s’apparenter à un véritable récit de guerre !

 

 

Nos héros se retrouvent tout d’un coup dans une jungle semblable à celle du Vietnam, Freddy se cachant à travers la végétation. Alors que la gamine s’évapore à nouveau, M. Arnstrum ouvre les hostilités et tir une rafale dans le décors façon Predator, usant de son lance-grenades pour perforer la poitrine de son adversaire. Un impact qui ne semble pas handicaper Freddy le moins du monde même si celui-ci laisse inexplicablement filer ses victimes, se contentant de vociférer des inepties (“I rule the night !”).

 

 

Un petit interlude nous montre les médecins hésiter à réveiller le père et la fille, décidant finalement d’attendre l’arrivée de la police pour éclairer l’histoire de leur patiente qui, apparemment, pourrait ne pas survivre à ses blessures. C’est la dernière fois que nous aurons des nouvelles de Kaylee et son sort ne nous est finalement jamais dévoilé, Dixon préférant se recentrer sur la lutte finale entre les Arnstrum et Freddy à travers un champ de bataille qui cette fois n’est pas sans évoquer le paysage désertique d’Irak !

 

 

En plein centre de cette zone de guerre, une version fortifiée de la maison des Arnstrum, dans laquelle ils vont trouver refuge. Au passage le père de Jade explique que cet endroit est le fruit de son imagination à lui: une bataille étant surtout une question de volonté, et puisque le monde de Freddy fonctionne justement sur la volonté pure et simple (?), il peut donc manipuler les lieux à sa guise et créer ce qu’il désire. Un principe rappelant les Dream Warriors des Griffes du Cauchemar (Freddy 3).

 

 

Minant le terrain, il déchiquète totalement le pauvre Freddy qui doit alors appeler du renfort: émergent du sol des dizaines de Freddy Krueger prenant la maison d’assaut ! Une situation complètement loufoque qui certes fonctionne sur le principe des rêves et de l’absence totale de règles, mais qui bousille complètement l’atmosphère de l’histoire qui se voulait effrayante: ici il n’y a plus de différence entre ce combat et celui de certains super-héros. Tout y est démesuré et le sentiment de danger n’existe plus. En soit ce n’est pas grave et le titre de l’histoire, Freddy’s War, montre qu’il s’agissait du concept de base du sujet, mais quel intérêt alors d’écarter un personnage comme Kaylee, une forte tête qui aurait très bien pu s’intégrer à ces scènes ?

 

 

Notre ancien commando sort le lance-flammes pour rôtir ses adversaires avant de se la jouer John Woo avec un pistolet dans chaque main, tandis que sa fille prend exemple sur lui en sortant un énorme tromblon issu d’un jeu vidéo (véridique). Inutile de dire que les multiples Freddy se font totalement pulvériser.

 

 

A ce niveau, autant dire que l’intérêt de l’histoire retombe énormément et l’apparition subite de Lacey, qui n’est là que pour souligner au marqueur ce que l’on savait déjà (dans le monde des rêves on peut tout faire), nous paraît comme parfaitement inutile. Celle-ci disparaît d’ailleurs l’instant d’après, juste le temps d’avertir nos héros que Freddy revient à l’attaque.

 

 

Quoi de plus normal que de lancer une grenade dans une situation pareille ? Le résultat semble être plutôt désastreux puisque dans le monde réel, Jade et son père se mettent à saigner abondamment, ce qui alerte l’équipe médicale qui les prend aussitôt en charge. Quant à la mère de Kaylee, elle ne pourra même pas savoir ce que devient sa fille qui est toujours au bloc opératoire, mais passons. Après tout shooter du Freddy c’est tellement plus intéressant…

 

 

Ce qui est amusant c’est ce faux raccord: si des blessures apparaissent aux Arnstrum dans la réalité, ils n’ont strictement aucun dégât visible dans le monde des rêves et n’ont nullement conscience de leur véritable état. C’est le monde à l’envers chez Freddy ! Et M. Arnstrum de demander un soutien aérien qui va alors complètement pulvériser les lieux avec un bombardement dantesque… Perplexe, le lecteur peut constater que le père et la fille s’en sortent indemnes malgré qu’ils se soient eux aussi trouvé à l’endroit exacte de l’explosion, émergeant des décombres en pensant avoir triomphé du croquemitaine car “le jour s’est enfin levé”. Comme-ci cela avait une quelconque incidence…

 

 

Évidemment Freddy n’est pas mort et celui-ci semble vouloir mettre un terme à toute cette histoire en surgissant de nulle part et attrapant Jade qu’il menace de ses griffes. Tenant un speech sans véritable intérêt à M. Arnstrum, et à la surprise générale, il égorge la jeune fille et force son père à se réveiller. Celui-ci se assiste donc impuissant à la mort de sa fille et, enfin, le scénario va revenir sur le droit chemin en nous offrant une scène poignante…

 

 

Car après le lourd constat qui s’impose à M. Arnstrum, il est visité une dernière fois par Lacey dans un rêve, laquelle lui présente ses condoléances avant de le remercier. Pourquoi ? Et bien dès son réveil, l’homme est approché par une infirmière pour qu’il signe un formulaire de don d’organes… L’histoire se termine au cimetière, où l’ancien soldat vient rendre hommage à ses enfants avant d’apercevoir la fillette qui possède désormais le cœur de sa fille. Les deux se disent au revoir, la petite fille étant sur le point de quitter Springwood et M. Arnstrum pensant peut-être rester dans les parages en raison de Freddy…

 

 

CONCLUSION

 

Ce premier arc de la nouvelle série des Griffes de la Nuit apparaît comme une déception. L’histoire d’un ancien soldat, père de famille, qui reprend les armes pour sauver ses enfants était un sujet très intéressant dans le fond, d’autant plus que la conclusion ne cède pas au happy-end ni à son opposé, trouvant un bon équilibre avec cet épilogue en demi-teinte où la mort de Jade reste un moment poignant (le fait qu’elle ne peut empêcher Freddy de la tuer après tout le récit donne un bon impact à la scène) tandis que l’épilogue offre une très belle image avec cette gamine qui va désormais pouvoir vivre sa vie.

Dommage que tout cela soit gâché par une incessante partie de shoot’em up redondante qui contredit l’atmosphère mise en place plus tôt (Freddy et ses apparitions simples mais menaçantes). Bien sûr on est parfaitement en droit d’aimer le délire, et cet aspect apparaissait déjà dans les films originaux (le Super Freddy de Freddy 5 ou le jeu vidéo de La Fin de Freddy), la franchise étant claire sur ce point: dans le monde des rêves, tout est possible. Mais au sein même de cette histoire, le procédé est franchement bancale et on se demande si Chuck Dixon ne s’intéressait qu’à cette partie (d’où le titre Freddy’s War) où s’il s’est juste un peu trop emporté dans son dernier acte au détriment du reste…

Il est également regrettable que le scénariste n’exploite jamais pleinement ses idées, donnant parfois la désagréable impression de mettre en place des pistes pour les prochaines histoires plutôt que de les utiliser à bon escient: qu’en est-il finalement de l’état de Kaylee ? Qui est ce policier qui ne doute pas des dires de Jade ? Que contenait la boîte avec laquelle M. Arnstrum avait fait le tour du monde ? Et que va finalement devenir l’ancien soldat maintenant qu’il connait le danger qui rôde à Elm Street ? Ces questions n’auront jamais de réponse puisque la série va se poursuivre sur une série d’autres petites histoire sans jamais de lien avec celle-ci ! La seule exception étant le petit one-shot qu’est le numéro 4, celui-ci se focalisant sur la petite Lacey peut avant son départ de Springwood…

Cela n’empêche pas Freddy’s War de disposer d’au moins deux épisodes réussis sur les trois, avec une bonne conclusion à la fin. C’est une expérience très différentes des A Nightmare on Elm Street d’Avatar Press et si le gore peut manquer à certains, force est de constater que le travail accompli ici est bien plus intéressant. L’œuvre est même publiée chez nous dans un recueil appelé Freddy, Les Griffes de la Nuit qui contient également le deuxième arc de la série: The Demon of Sleep.

 

   

   

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