D.I.D. – Neuro Leeches (Superman / Supergirl: Maelstrom, 2009)

Lost (and found) in the 5th Dimension

Épisode 11

 

Damsel In Distress

NEURO LEECHES

Superman / Supergirl: Maelstrom (2009)

 

Bienvenu dans cette première édition de D.I.D., acronyme particulier signifiant Damsel in Distress et se référant à un grand classique de l’Exploitation: la demoiselle en détresse. Un stéréotype que l’on retrouve dans le genre depuis ses tout débuts, aussi bien dans la littérature pulp, le comic-book et bien entendu le cinéma, souvent à travers l’Horreur et l’Action. Pour autant, s’il est vrai que le terme englobe approximativement tous personnages féminins se retrouvant en grand besoin d’être secourue par un héros mâle ultra macho, il est devenu une sorte de synonyme pour désigner une Pin-up dans une situation romancée de détresse. En gros du pur Bondage, mais avec un petit côté plus exotique qu’avec les simples accessoires “menottes et fouet” du milieu BDSM.
Il faut généralement un méchant, un piège mortel et / ou une tenue osée qui vient apporter un soupçon d’intrigue à l’image. C’est la Belle et la Bête jouant au jeu du gendarme et du voleur. Peu importe s’il s’agisse d’une super-héroïne en péril face à son pire adversaire, d’une innocente jeune femme sur le point d’être attaquée par un monstre venu de l’Enfer ou d’outre-espace, ou une jolie espionne interrogée par quelques gadgets futuristes: ce qui compte c’est cette situation épicée que l’on ne retrouve pas ailleurs et qui mélange à la fois le fantasme masturbatoire avec celui du besoin d’évasion du quotidien.

 

 

J’ai longuement réfléchi a ce que je pouvais choisir pour représenter simplement ce concept, et je n’ai finalement pas eu a chercher bien loin puisque je suis tombé, quelques jours plus tôt, sur un exemple parfait. C’est donc dans les pages de Superman / Supergirl: Maelstrom, une one-shot de DC Comics que j’ai chroniqué il y a peu, que j’ai trouvé ces improbables Neuro-Leeches (en français, Neuro-Sangsues), petites bestioles dégoûtantes qui m’évoquaient un peu la vague des monstres en caoutchouc miniatures post-Gremlins (les Ghoulies, Munchies, Elves et autres Hobgoblins) et m’ont tout de suite intéressé. Elles sont grosses, elles sont visqueuses et surtout elles aiment visiblement se balader sur le corps très sexy de Maelstrom, prisonnière en petite tenue. Dans la BD, elles représentent l’un des nombreux moyens de torture d’Apokolips, une planète mécanique où règne Darkseid, qui est en gros le Dieu du Fascisme et de la Tyrannie. Un endroit toujours intéressant à explorer puisque chaque scénariste trouve le moyen d’inventer d’improbables machines de guerres et de souffrances (plus tôt dans le one-shot, la narration explique que les habitants fusionnent le métal à de la chair morte réanimée pour ce faire). Dommage que ces sangsues soient juste un petit détail inventé à l’occasion de cette simple scène – cette simple case.

Celle-ci semble clairement s’inspirer d’un passage de Rambo II, quand Stallone, prisonnier d’un camp de prisonniers perdu dans la jungle, est abandonné dans un trou d’eau dégueulasse pendant plusieurs heures pour briser sa résistance morale. C’est exactement la même chose qui se déroule ici, Maelstrom venant tout juste de se révolter contre ses geôliers tandis qu’elle fut condamnée aux travaux forcés dans une mine. Toutefois, à la différence de leur version Terrienne qui se contentent de pomper du sang, les Neuro-Sangsues semble se greffer sur le système nerveux de leurs proies. Pour en récupérer quoi, je l’ignore, mais le scénariste confirme que cela est particulièrement douloureux. Qui plus est, du fait de la puissance physique et de la grande résistance psychologique de Maelstrom, les sales bêtes ont visiblement droit a un véritable festin. De l’aveu de Desaad lui-même, sadique notoire et grand maitre des tortures de Darkseid, jamais celles-ci n’ont été vu si grosses. La souffrance ainsi provoquée serait “incalculable”, même si l'(anti) héroïne arrive tout de même à garder sa volonté.
Et il n’y a pas grand chose d’autre à dire. Pour comprendre l’histoire, autant se référer à la chronique du comic. Du reste, j’aime beaucoup l’idée de limaces mutantes recouvrant Maelstrom à la manière de cette scène totalement folle de Aenigma. Sans doute cette opposition entre le corps dénudé de la victime et la répulsion naturelle que l’on peut ressentir pour les créatures rampantes…

Elles sont quand mêmes plutôt jolies avec leurs étranges symboles bioluminescents, et j’adore le détail de ce spécimen nageant tout seul dans l’eau putride, comme s’il s’était trop gavé et détaché tout seul, incapable d’en avaler plus.
Sans surprise, il n’existe à ce jour aucune entrée à propos de ces petits monstres dans les encyclopédies, Wiki et autres bibles de DC Comics. D’où l’intérêt de témoigner de leur existence à travers cet article à la con.

 

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