Preview – Tremors 6

 

Tenir un blog, ce n’est pas juste écrire de nouveaux articles mais parfois (souvent) revenir en arrière encore et toujours, afin de s’assurer que tout reste en ordre. Vérifier que les images soient toujours hébergés, que les textes ne conservent pas des fautes d’orthographe oubliées, que la mise en forme des articles soit correcte et lisible, que les vidéos soient toujours disponibles ou qu’il n’y ait pas d’erreur dans les dates. Un boulot chiant et compliqué, de plus en plus long avec le temps et, qui plus est, vous force parfois a revenir sur des choses que vous ne souhaitez pas nécessairement revoir.
Outre une certaine rubrique “artistique” bien précise que je ne nommerai pas, l’une des choses qui m’apparaît comme désagréable est la multiplication de billets “previews” de 2007/2008. Des messages simples et rapides à écrire, que je pouvais enchainer quotidiennement pour remplir L’Imaginarium (alors le Fantastic Club) et amuser mon petit lectorat, principalement composé de mes proches et amis d’alors. J’imagine que j’étais jeune et que je voulais écrire sans nécessairement me casser là tête, me réservant les véritables chroniques de films et de livres pour cela. Résultat, maintenant que cette époque est dépassée, tout ceci me semble inutile, trop simpliste, sans intérêt. Il faut dire que je reprenais les news d’autres sites comme DevilDead ou Bloody Disgusting, y ajoutant juste mon avis, des connaissances ou des images, sans y apporter quoique ce soit pour autant.

 

 

J’hésite parfois à supprimer ces articles et il y en a encore tout un tas qui n’ont pas rejoint la version actuelle du blog, puisqu’ils ne sont pas une priorité. D’ailleurs passé les premiers mois de 2009, il n’y en a plus jamais eu d’autres si ce n’est occasionnellement (sur Dredd 3D, sur Violent Shit: The Movie, plus récemment sur Shin Godzilla et Death Race 2050), et aujourd’hui un réseau comme Facebook sert beaucoup plus simplement à transmettre les informations de ce genre. On repartage le lien, on laisse peut-être un commentaire, et ça suffit bien comme ça.
Pourtant, une fois de temps en temps, parce que je n’ai rien d’autre à faire ou parce que la nouvelle est intéressante, je me surprends à vouloir écrire quelques mots à propos de telles ou telles choses. Juste de quoi transmettre mon intérêt pour X sujet. Ou peut-être parce que je vois a quel point je suis moins productif qu’avant, moins que mes collègues, et que la solution de facilité se fait séduisante. Dans tous les cas je ressuscite temporairement cette vieille rubrique juste le temps de pondre quelques mots à propos de Tremors 6. Parce que pourquoi je ne parlerai pas de Tremors 6 ?! J’ai été parmi les premiers à parler de Tremors 5 (et un des seuls à l’avoir apprécié) et je m’imaginais déjà d’un improbable nouvel opus alors.

 

 

Alors non, contrairement à ce que je m’inventais, cette nouvelle suite ne ramène pas Kevin Bacon ou Fred Ward et il faudra se contenter de Michael Gross pour une nouvelle aventure en solo. Cela me convient très bien, d’autant qu’il est toujours question d’un “reboot” de la franchise sous forme d’une série télé. Un Tremors 2 parallèle, se déroulant toujours après l’original mais ignorant les suites DTV (et la première série faisant suite à Tremors 3) pour favoriser sa propre intrigue, avec Bacon dans le rôle principal. L’acteur a plusieurs fois évoqué son intérêt pour revenir à la saga, et bien qu’il n’y ait toujours rien de concret à ce propos, il n’y a pas non plus de rumeurs d’abandon.
C’est probablement parce que le film précédent à plutôt bien marché que les producteurs ont décidé de ne pas attendre pour en faire un autre. Car après tout, il est peu probable que la carrière DTV des Graboids se poursuivent s’ils se retrouvent ensuite sur Netflix avec une célébrité parmi eux. En tout cas c’est la première fois qu’un Tremors est mis en chantier aussi rapidement: 6 ans entre les deux premiers, 5 entre le second et le troisième, 11 entre le quatrième et le cinquième ! Seule la période Tremors 34, avec la série entre les deux, peut se vanter d’une aussi rapide succession d’épisodes.

 

 

Mais enfin, assez parlé pour ne rien dire et explorons les dernières informations en dates. Tremors 6, actuellement en production même si le tournage semble s’être terminé il y a quelques jours, est essentiellement conçu par la même équipe que le précédent. Outre les différents techniciens évoqués par Michael Gross lui-même sur son profil Facebook, on y retrouve le même réalisateur (Don Michael Paul, également responsable des deux derniers Sniper, franchise sur laquelle il me faudra revenir un de ses jours, de Un Flic à la Maternelle 2 avec Dolph Lundgren et apparemment toujours pressenti pour faire Death Race: Anarchy, le 4ème volet du reboot de Paul W.S. Anderson. Ce qui n’a aucun sens puisque Death Race 2050, véritable remake de l’original, vient de sortir il y a peu. Probablement une erreur d’IMDB.com, j’imagine que le site était trop occupé à supprimer sa fonction “message board” pour faire chier ses utilisateurs) et le même scénariste.
Leur histoire, que l’on nous promet comme le film le plus fou et le plus “over-the-top” de toute la saga, raconte comment Burt Gummer et son fils Travis Welker, présenté dans le dernier volet, poursuivent leur chasse aux Graboids ensemble. Cette fois c’est au Canada que les monstres préhistoriques ont été signalés, et le duo s’aventure jusque dans la toundra arctique pour les traquer, remontant la piste jusqu’à un étrange bâtiment isolé en pleine nature. Pour Burt cela ne fait pas de doute: il s’agit d’un laboratoire dans lequel on expérimente sur les bestioles, pour les transformer en armes de guerre !

 

 

Tremors s’aventure donc sur le territoire d’Alien avec cette intrigue (rappelons aussi qu’il s’agissait d’une idée pour Jurassic Park 4 qui n’a finalement pas été retenue, Tremors 5 ayant quant à lui vu le jour grâce à la sortie de Jurassic World) et va probablement montrer Burt et son rejeton se battre contre une compagnie similaire à la Weyland-Yutani, qui pense pouvoir contrôler les créatures et en faire des armes biologiques. Et pour ne rien arranger, le scénario s’inspire également de New York 1997 en contaminant son héros avec du venin de Graboid: il ne dispose que de 48 heures pour trouver un antidote, et d’après le synopsis la conception de celui-ci semble nécessiter de… traire un Graboid !
Plutôt délirant effectivement, et on imagine déjà les possibilités qu’offrent ces monstres modifiés. Chaque épisode créant son lot de nouvelles bestioles ou de variation autour de l’espèce, on ne peut qu’imaginer ce dont il va être question ici (outre un Graboid venimeux visiblement). Le Canada n’ayant jamais été exploré dans la série, aurons-nous droit à une version encore différentes des monstres comme dans l’épisode précédent, ou s’agira t-il des originaux avec des rajouts organiques ou cybernétiques ? J’adorerai une sorte de vers cyborg à la Mecha-King Ghidorah, où seules ses langues-serpents seraient mécanisées…

 

 

L’annonce fait clairement état de Graboids et de Ass-Blasters. Il serait dommage de perdre le Shrieker, déjà absent des derniers films, mais il faudra attendre pour voir. Pour conclure mentionnons que le tournage fut assez mouvementé pour que Michael Gross s’y casse une dent (mais vu son âge il aurait très bien pu trébucher en se levant du lit) et que celui-ci s’est déroulé en Afrique du Sud, probablement dans les mêmes zones que pour Tremors 5. Difficile d’imaginer la toundra glacée avec le décors d’un autre continent mais pourquoi pas.
Cela aura le mérite de donner du boulot à quelques acteurs de là-bas, comme la sexy Tanya van Graan (vu dans Death Race 2 et 3, dans des rôles différents, et Starship Troopers 3), Rob van Vuuren (déjà au générique de quelques série B tournée en Afrique, comme Shark Attack 2 et The Bone Snatcher) et Greg Kriek, un blondinet avec une tronche assez improbable. Le personnage de Travis est quant à lui toujours interprété par Jamie Kennedy, dont je disais récemment le plus grand bien dans ma chronique de The Sand. On croise les doigts pour que le film soit aussi sympa qu’il en a l’air, même si j’espère qu’on s’évitera quelques gags stupides à base de pipi comme la dernière fois…

 

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