16 ans – Sweet Sixteen

 

Nous sommes le 15 Mai et me voici comme d’habitude à écrire un petit billet pour marquer le coup et parler de tout est de rien, histoire de changer un peu des chroniques. Mais cette année c’est un peu spécial. Car comme vous pouvez le constater, cet anniversaire marque non seulement mes 16 ans de rédacteur fantasticophile, mais surtout un changement définitif de plateforme pour mes textes.

Il y en aura eu des évolutions en seize ans, depuis mes débuts sur un simple cahier, à défaut d’avoir un ordinateur, puis à travers un blog qui aura connu différents hébergeurs: Skyblog (moquez-vous, mais à l’époque Internet était primitif et c’était la manière la plus simple pour débuter), Overblog puis Blogger. Des titres et des designs différents: Des Poulpes et des Femmes, minimaliste mais coquin, le Fantastic Club, bon enfant mais qui se voulait plus professionnel dans l’idée,  L’Imaginarium de Monsieur Bizarre puis celui de la 5ème Dimension, qui montraient quant à eux un tournant plus personnel, bien qu’encore expérimental. Tout cela j’en est déjà un peu parlé lors de la mise en place de la 4ème version, aussi je ne vais pas vous refaire tout l’historique, mais il y a quelque chose de nostalgique et touchant que de regarder en arrière et de constater quelles formes a pu prendre sa passion au fil des temps.
Et malgré que l’on soit désormais à l’ère numérique, cela ne change symboliquement pas trop des vieux de la vieille qui ont débuté avec le format physique, les Fanzines, à une époque où le Net n’était encore qu’un concept de science-fiction. Ils changeaient de noms, de formats, de nombres de pages et parfois de ligne éditoriale. Mais dans tous les cas, si nous considérons généralement les supports les plus récent comme les plus matures, les plus aboutis ou correspondant le mieux à notre état d’esprit actuel, il est bon de rappeler que ces versions définitives et séduisantes ne peuvent finalement voir le jour qu’à force d’essais et d’expériences.

 

 

Et donc, me voilà à ressasser le passé alors que j’ouvre pour la toute première fois les portes de mon site Internet, le nommé It Came From the 5th Dimension ! Mais parce que le lecteur français aura peut-être un peu de mal avec l’anglais et que prononcer ce titre à l’oral sera autant difficile pour vous que pour moi, utilisons l’alternatif, Perdu dans la 5ème Dimension, ce sera plus simple. Je ne vous cache pas que je suis un brin stressé à l’idée de passer à l’étape supérieur, mais en toute logique rien ne change si ce n’est une apparence et une navigation bien meilleures. Car il faut avouer que la chose est bien plus pratique et plus permissive que les structures pré-faites et vaguement modifiables des Blogs gratuits.
Désormais tout est classé, étiqueté et facilement retrouvable, entre une fonction de recherche qui marche et un Index alphabétique. Il y a un joli “.com” qui fait tout de même plus sérieux, des menus simples à comprendre et même un anti-spam pour les commentaires (Dieu merci !) – bref, je vais enfin avoir l’air sérieux. Mais surtout je réalise là un vieux rêve qui remonte à il y a presque vingt ans, lorsque je n’avais même pas de matériel informatique mais que je voulais créer quelque chose malgré tout. Il n’y avait aucun Bisseux dans mon entourage, aucun magasin spécialisé, aucun point de chute pour les intéressés comme moi. J’avais encore tout à découvrir, mais j’avais déjà envie de partager et d’expliquer les choses que je regardais ou lisais. Pendant plusieurs années, entre le cahier et le premier Blog, j’ai “stocké” des textes dans l’attente de pouvoir créer ce site, pensant que cela serait facile à faire. Plus tard la réalité me rattrapera, et il est intéressant de constater que si j’avais été trop jeune et naïf à l’époque, le milieu du Numérique ne s’est absolument pas amélioré 18 ans plus tard ! Pensez-vous, sans aide extérieur, vous ne me liriez pas ici !

 

 

Il me faut alors absolument remercier, et très sincèrement, ceux qui m’ont épaulé durant ces derniers temps, alors que j’ai pris ma grande résolution. Ayla, sans qui rien n’aurait été possible puisque je pleurais comme une petite fille devant mon menu WordPress une fois l’hébergeur acheté. Rigs Mordo de la Toxic Crypt, célébrité que l’on ne présente plus à ce stade et qui m’a non seulement mis en contact avec la Webmistress, mais aura également prit un moment pour me pondre ce joli logo selon mes idées stupides. Mais aussi Maël Ström, le premier a qui j’ai demandé des renseignements détaillés sur les hébergeurs, et globalement “comment ça se monte un putain de site Internet, bordel ?” – merci pour sa patience et ses informations très utiles qui m’ont permis de faire le grand saut.
Merci également à Wendy – Layne, ma sœur de cœur, qui déjà il y a plus de dix ans répondait à mes premières interrogations sur la possibilité (et l’utilité) de créer un site, quand l’envie était encore naissante et innocente, me laissant entendre que c’était quelque chose de tout à fait possible et intéressant. Enfin, merci aux 5 ou 6 lecteurs semi réguliers / occasionnels de mes textes, chiffre que je tente mentalement de multiplier par dix (ou cent) afin de justifier l’écriture des nombreux articles qui composent cet espace virtuel. J’en suis souvent à vouloir tout laisser tomber en disant “à quoi bon ?”, mais de temps en temps des retours viennent réanimer la vieille flamme. J’ose espérer que la création du site rendra votre lecture plus confortable, ou que ma motivation puisse me faire passer à l’étape supérieur dans le rythme de publication et les efforts d’écriture afin de relever le niveau comme il se doit.

 

 

Enfin et pour conclure, je vous présente déjà mes excuses pour le double-titre Ô combien ridicule du site. Encore une fois, je suis nul à nommer les choses. Il y avait de l’idée pourtant: le titre anglais est une reprise d’un quasi cliché de la série B des années 50, s’inspirant de choses comme It Came From Outer Space ou It Came From Beneath the Sea. Quant à la 5ème dimension, il s’agit d’une référence à la célèbre série Twilight Zone (en france… La Quatrième Dimension !), où l’Imaginaire était établit comme un concept au même titre que le Temps et l’Espace. Une représentation abstraite où coexistent tous les rêves, les cauchemars et les idées que l’Homme a pu avoir, et qui parfois fini par interagir avec le monde réel…
Se perdre dans un océan de fictions, de films, de livres et de bandes-dessinées, est ainsi comparable à ouvrir les portes vers la dimension de l’Imagination, et qui sait ce qui peut en sortir… Oui, ça sonnait sans doute mieux dans ma tête, mais que voulez-vous ? Les meilleurs noms ont déjà été pris ou semblent être d’horribles clichés. Le sous-titre français, lui, devait correspondre aux traductions françaises pas toujours fidèles, et rappeler ainsi le cinéma d’exploitation qui reste le sujet principal de mes écrits.

Bref, ça commence bien et je vais avoir intérêt à assurer pour l’année à venir !

 

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