Wrong Turn 4: Bloody Beginnings (2011)

 

Wrong Turn 4: Bloody Beginnings

(2011)

 

 

Lorsqu’une franchise atteint son quatrième épisode, ça veut généralement dire qu’elle arrive en fin de vie. Même dans le milieu prolifique du DTV, rares sont les séries qui atteignent et dépassent ce numéro, l’intérêt des spectateur s’amenuisant au fil des années et des séquelles de moins en moins réussie. Quand Wrong Turn 4 a été annoncé, il était logique d’y voir la dernière tentative de capitaliser sur l’odyssée sanglante des Mountain Men, le dernier volet avant la disparition définitive de Three Fingers et ses frangins. Après tout, le film précédent avait été très mal reçu et donnait une image peu flatteuse de ce à quoi pourraient ressembler les séquelles à venir: une succession de téléfilms gores mais sans intrigues, sans personnages et avec des effets spéciaux de plus en plus approximatifs, entre les maquillages grossiers et les CGI lamentables.
Et c’est exactement à ça que ressemble ce nouveau venu. Un film pathétique car sans ambitions, sans talents, sans idées et énervant à force de défauts. Soyons claire, Détour Mortel 4 n’est qu’un copier-coller du précédent et Declan O’Brien ne cherche même pas a faire illusion. Son cahier des charges se limite a une série de meurtres bien crados avec un vague fil rouge pour les relier entre eux, et il ne va jamais plus loin. Pour dire à quel point la série est désormais dépouillée de tout élément narratif et / ou créatif, sachez qu’à partir de maintenant il n’y aura même plus de héros ! Les nouvelles suites se limitent a une succession de massacres en bon et dû forme, sortes de chroniques de la vie quotidienne des cannibales, et ne s’embarrassent plus d’avoir a raconter une histoire.

 

 

Le film est aussi mauvais que Wrong Turn 3, voir pire selon vos critères, et personne n’en fut surpris. Ce qui est étonnant en revanche, c’est de voir avec le recul que d’autres séquelles ont été produites, permettant aux cinquième et sixième opus de voir le jours. S’il paraît inconcevable qu’une franchise unanimement conspuée puisse être maintenue en vie comme ça, il faut dire que le produit se vend plutôt bien malgré tout. Rien de glorieux, mais assez pour justifier la parution de nouvelles suites à un rythme très régulier.
Je me suis un temps posé la question, comment la saga Détour Mortel, pourtant juste passable, fait-elle pour avoir une telle longévité ? Ce n’est pas comme si les films étaient rangés aux côtés de classiques du genre ou qu’il existe un noyau dur de fans qui entretiendraient la flamme. Et pourtant tous les deux ans environs, un nouveau volet apparaît. Généralement aux alentours d’Octobre, tout prêt pour Halloween. Un hasard ? Probablement pas, et finalement cela m’a fait penser à une autre franchise horrifique moderne partageant le même calendrier: Saw. Dans les deux cas nous avons affaire à des films qui ont totalement déviés de leurs prémices, se perdant dans des histoires anecdotiques au profit de sévices carrément explosifs dont n’auraient même pas rêvés Olaf Ittenbach ou Andreas Schnaas.
Toute critique artistique (et commerciale) mise à part, force est de constater qu’il y a là une sorte de tradition qui est mise en place. Celle de sortir un film, quoiqu’il arrive, en cette période afin de satisfaire le public en recherche de sensations fortes. Une volonté de s’amuser avec la fête des monstres et des fantômes, où se mêlent costumes ridicules et rituels enfantins. En tant normal, qui voudrait d’un énième Wrong Turn, d’une suite tirée par les cheveux d’un premier film déjà pas terrible ? Mais à Halloween au contraire, qui ne s’amuserait pas de voir une bande de mutants étriper quelques idiots de la façon la plus invraisemblable possible ?

 

 

Pour moi c’est le meilleur moyen d’appréhender la franchise à partir de maintenant. Et la seule manière d’accepter l’existence de ces Détour Mortel 4 ou 5 sans m’arracher les cheveux. Tout ça n’est qu’une blague et le but n’est plus de faire un film mais simplement un cocktail de sang et de sexe pour divertir les jeunes pendant leur fête d’Halloween et animer leur soirée pizza / bière. Bon évidemment, le seul moyen de valider ma théorie aurait été de faire ces séquelles dans le même esprit déconneur que le second opus, ce que Declan O’Brien ne fait et ne fera jamais.
Oui, l’homme derrière le bien triste Wrong Turn 3 est de retour et cette fois il occupe aussi le poste de scénariste, livrant une histoire-prétexte qui chamboule le peu de continuité qu’il restait à la série. Je ne sais pas s’il a choisi volontairement d’ignorer tout ce qui avait été construit auparavant (notamment le second épisode, qui n’était pas réalisé par ses soins) mais il est clair que le bonhomme possède une idée bien particulière de l’univers des Mountain Men. Laquelle fait abstractions de la légende remontant aux années 50, de l’usine de produits chimiques ainsi que des consanguins restant qui traînent encore dans les bois…
Parce que Three Finger trouve la mort à la fin du dernier film (confirmé par le réalisateur dans son commentaire audio pour ce quatrième volet), il fut décidé de faire une préquelle. L’excuse parfaite pour ramener le cannibale mais également ses deux frères du Détour Mortel original. Mais attention, ceci est loin d’être un retour aux fondamentaux.
En fait Wrong Turn 4 n’est même plus un survival mais un simple slasher (et si, il existe une différence) et encore une fois surf sur la vague du torture porn. Si les Mountain Men étaient autrefois des chasseurs qui tuaient efficacement leurs proies afin de se nourrir, ce sont désormais des tortionnaires sadiques qui veulent surtout s’amuser. Les quelques pièges aperçus dans les deux premiers films avaient une utilité. Dans le troisième, la volonté de faire souffrir pouvaient s’expliquer par le fait que Three Finger venait de perdre son fils et désirait le venger. Ici, il n’y a juste aucune raison de leur part d’agir comme il le font.

 

 

Le prologue nous ramène en 1974, dans le sanatorium de Glenville qui s’est apparemment spécialisé dans le traitement des consanguins. 182 patients souffrant presque tous de difformités et de démences, et visiblement tous natif de Virginie-Occidentale. Le directeur de l’établissement fait une visite des lieux à une nouvelle doctoresse et lui présente ses cas les plus extrêmes: les frères Hilliker. Un faux nom, qui vient de la femme qui les a découvert en forêt près des restes dévorés de ce qui pourraient être leurs parents. Il s’agit naturellement de Three Finger, One Eye et Saw Tooth, alors respectivement âgés de 8, 9 et 10 ans. Considérés comme les patients les plus dangereux de l’hôpital, ils parviennent évidemment à s’échapper de leur cellule et à libérer leurs semblables. S’ensuit une émeute sous la musique du Beau Danube Bleu (véridique !) durant laquelle le personnel médical est massacré, les frangins cannibales prenant leur revanche sur ceux qui les ont gardés captifs pendant des années.
Cette intro n’est pas sans évoquer celle de La Maison de l’Horreur, de William Malone, qui débutait exactement de la même manière mais en beaucoup plus efficace. Cette rébellion des malades contre leurs médecins semblent même un poil légitime lorsque nous découvrons, via des films d’archives, les séances d’électrochocs douloureuses que subirent les consanguins. C’étaient le même genre d’expériences auxquelles se prêtait le Dr. Vannacutt, interprété par Jeffrey Combs. Comme dans le remake de House on Haunted Hill, les faits n’ont pas été oubliés et sont devenus une légende urbaine dans le comté de Greenbier, avec l’immense bâtisse laissée à l’abandon. Et comme dans ce film, un groupe de jeunes va y passer la nuit quelques décades plus tard, sans se douter du danger qui rôde encore entre ces murs…

 

 

Évidemment il ne s’agit pas de fantômes mais des frères Hilliker, lesquelles vivent encore en ces lieux 29 ans plus tard. Ou peut-être ne s’y établissent-ils que durant l’hiver, lorsqu’il se met a neiger. A vrai dire le film n’est pas du tout clair sur ce point, d’autant que nous sommes ici en 2003, soit la même année que le premier Détour Mortel. La série devient maintenant un véritable casse-tête pour quiconque tenterait de créer une chronologie, et s’il est encore plausible d’imaginer que les évènements du premier et quatrième volets peuvent se dérouler dans la même année (ce Wrong Turn 4 vers janvier, durant l’hiver, et Wrong Turn en plein été), bon courage à ceux qui vont vouloir intercaler les cinquièmes et sixièmes épisodes entre les deux.
A moins d’en faire des préquelles à la préquelle, il convient de considérer que la franchise se divise en deux trilogies distinct. Deux univers parallèles. L’originale, à savoir Détour Mortel 1, 2 et 3, qui se déroule en pleine forêt et montre les Mountain Men comme des chasseurs cannibales qui s’en prennent aux promeneurs ; une première série qui met en scène différents mutants avec seul Three Finger comme personnage récurrent et où les antagonistes sont vulnérables malgré tout. Et puis la seconde trilogie, les numéros 4, 5 et 6, mettant en scène le trio original à travers des milieux plus urbains (un hôpital, une station de police, un hôtel), lesquels agissent comme des psychopathes sadiques, torturant pour le plaisir et en toute impunité, car immunisés contre la moindre répercussion par le scénariste. Il existe un terme anglais pour ça: plot armor.

 

 

Autant dire que si les mutants consanguins pouvaient faire de bon vilains de films d’horreur à leurs débuts, l’absence de motivations véritables et le fait qu’ils s’en sortent sans rencontrer le moindre obstacle les rends totalement antipathiques. On ne craint plus leur menace pour la simple est bonne raison que l’on sait qu’ils vont parvenir a leurs fins quoiqu’il arrive, même si cela signifie créer des situations qui n’ont pas de raisons d’êtres en temps normal, ou transformer les protagonistes en pantins stupides. La franchise a évoluée du film d’Horreur (sens: une situation horrifique, faite pour effrayer ou perturber) au films d’horreurs (sens: il y a des scènes très sanglantes).
De ce fait il me parait difficile d’avoir quelque chose à raconter sur le reste du film. Une bande de jeunes part se promener dans les parcelles enneigées de Greenbrier mais, parce qu’ils ignorent l’avis de tempête, se retrouvent coincés en milieu hostile. Ils se croient tous à l’abri lorsqu’ils découvrent un bâtiment abandonné, seulement les cannibales y résident et vont immédiatement s’attaquer aux intrus. S’ensuivent des meurtres violents, parfois totalement idiots, parfois délicieusement pervers, et tout s’arrête lorsqu’il ne reste plus personne à tuer. Heureusement le film est plutôt généreux et balance un grand nombre de “personnages” pour s’assurer beaucoup de sévices.
Là-dessus Détour Mortel 4 ne se prive pas et mérite parfaitement son sous-titre de Origines Sanglantes: un garde se fait bouffer le nez par Three Finger tandis qu’une jolie doctoresse meurt en se pissant dessus après une séance d’électrochocs. Quelqu’un se transforme littéralement en nuage de sang en se faisant rouler dessus en moto-neige, un autre se fait lentement écarteler jusqu’à la rupture de chacun de ses membres. Quant à la gigantesque perceuse qui est utilisée à un moment donné, elle rendrait carrément verte de jalousie la série des Slumber Party Massacre ! Le clou du spectacle demeure cependant cette hallucinante séance de fondue, pratiquée sur un pauvre jeune homme attaché à une table. Celui-ci se fait lentement découper des lambeaux de peaux qui sont alors plongés dans l’huile bouillante et dégustés sur place par les cannibales !
Ça ne vaut peut-être pas la scène de “cuisson” terriblement brutale de Trailer Park of Terror, mais ça fait son effet, c’est indubitable.

 

 

Et c’est a peu près la seule chose qui fait la force de ce quatrième opus, qui ne serait rien d’autre qu’une série de scènes gores insipides si il n’y avait pas ce degré d’humour noir. Un aspect malheureusement trop peu utilisé alors qu’il aurait pu permettre de placer cet opus au même niveau que Wrong Turn 2. Et c’est bien dommage car O’Declan sait parfois comment s’y prendre pour amuser la galerie ! Entre les quatre greluches qui s’y mettent toutes pour poignarder un agresseur, en fait l’un des leurs avec une capuche sur la tête, et Three Finger qui prépare le repas et tient tête à Saw Tooth pour l’empêcher de grignoter avant l’heure du dîner, ce sont les gags pachydermiques qui retiennent l’attention.
La fondue humaine bien sûre, aussi tordue que délirante, mais aussi cette séquence où One Eye s’étouffe avec un doigt coupé qu’il a avalé trop vite, obligeant ses frère à lui donner de grandes claques dans le dos jusqu’à ce qu’il recrache le morceau qui s’en va directement atterrir dans la friteuse. Une jeune femme, partie cherchée de l’aide en pleine tempête, meurt de froid sans savoir qu’elle se trouvait à quelques mètres de la grande route et l’épilogue ose reprendre celui de 2001 Maniacs mais transforme le piège en simple accident ! Ainsi les survivantes, prenant la fuite en moto neige, filent droit vers un champ enneigé sans faire attention à la clôture et finissent décapitées en raison de leur propre stupidité. Et les têtes de s’envoler tout en se lançant un regard désapprobateur !
Notons encore une fois l’utilisation de morceaux humains pour symboliser, d’une certaine manière, la numérotation du film: cette fois un homme dont les quatre membres arrachés aurait très bien pu être utilisés pour former le chiffre 4. Même remarque qu’auparavant, il est étrange que le monteur n’ai pas voulu placer le titre à ce moment là.
Quoiqu’il en soit ces passages relèvent le niveau car s’inscrivant totalement dans cette tradition d’Halloween dont je parlais plus tôt. C’est dans ces moments là qu’on pardonne à Wrong Turn 4 d’être ce qu’il est (l’inutile séquelle de trop) et qu’on rit de bon cœur devant les absurdités du script qui, sans ça, vous ferait criser.

 

 

Parce que sinon il faut supporter le reboot des origines et les facilités et illogismes qui en découlent. Les frangins Hilliker sont maintenant totalement insensible à la douleur en raison d’une forme avancée d’analgésie congénitale, ce qui ne sert a rien puisque personne ne peut leur porter le moindre coup. Three Finger et One Eye n’ont pas perdus leurs doigts et œil à cause dure vie dans la nature sauvage, mais les ont simplement mangés dans leur démence.
Parce que nous sommes dans une préquelle, on sait que les cannibales vont s’en sortir, mais le scénario opte pour une approche ridicule: lorsque les survivants les piègent dans une cellule et s’apprêtent à se venger, il suffit que l’héroïne proteste pour qu’on leur laisse la vie sauve. Celle-ci considère qu’il serait “mal” de se comporter comme eux et de les tuer ; et je vois en quoi cet argument pourrait fonctionner dans n’importe quel autre situation, seulement ici on parle d’une bande de mutants carnivores qui sont allés jusqu’à découper vivant un de ses meilleurs amis !
Et bien sûr les Mountain Men finissent par s’évader car, par le plus grand des hasards, ils se retrouvent dans la même cage qu’ils occupaient il y a 30 ans et où se cache encore l’objet qu’ils avaient utilisé pour forcer la serrure. Même si le prologue les montrent user de la chose comme une arme dans un couloir, juste après. Bonjour la continuité.
Je pourrai également mentionner les 179 autres patients et demander ce qu’ils ont bien pu devenir, mais peut-être ont-ils tout simplement été utilisés comme source de nourriture par les cannibales pendant ces dernières décades.

 

 

Des défauts, beaucoup de défauts. Beaucoup trop. Mais reconnaissons au moins l’effort qu’a fait O’Brien pour rendre sa réalisation plus pêchue, plus dynamique. Comme tous les films de ce type, l’immensité du bâtiment n’est jamais vraiment retranscrite mais les personnages se promènent dans suffisamment de pièces différentes pour que l’on n’ait pas cette impression de voir le même couloir et deux pièces, filmés sous différents angles.
Les critiques à l’encontre de Détour Mortel 3 et ses CGI ratés ont été entendues et, s’il y en a encore quelques uns (dont une honteuse décapitation), ils sont limités au strict minimum. Enfin le cinéaste a trouvé un moyen imparable de garder le spectateur face à son écran lors des scènes d’expositions: le sexe saphique. Passages totalement gratuits, ces ébats inattendus entre deux belles jeunes femmes nous sont lancés à la figure aux moments où on s’y attend le moins. En fait la toute première scène des teenagers commence par des rapports charnels, un couple hétéro ET un couple homo choisissant de s’envoyer en l’air au même moment et dans la même chambre, un peu comme dans Hostel (le côté putassier en moins).
Il va sans dire qu’il s’agit là du degré zéro de la mise en scène, une tentative puérile pour pallier au manque de tensions. On ne peut pas s’y tromper, lorsqu’un film d’horreur se tourne vers l’érotisme pour intéresser son public plutôt que de l’emporter par son atmosphère, c’est signe que le réalisateur ne sait pas faire son boulot. Mais que je sois damné si ce n’est pas efficace, tant la belle Kaitlyn Leeb (la nouvelle femme à trois seins du remake de Total Recall) y est rayonnante ! Une honte qu’elle et sa compagne ne soient pas les héroïnes du film, leur couple montrant beaucoup plus d’affection et de crédibilité que celui des autres protagonistes. A la place, celle qui est désigné comme l’héroïne se montre limite homophobe en repoussant assez fortement ses amies, lorsqu’elles s’amusent à lui faire du gringue en plaisantant. Bravo.

 

 

En conclusion, le constat est sans appel. Wrong Turn 4 est un film raté, doté d’un scénario merdique et de tout un tas de problèmes. Il est tout juste sauvé par quelques gags et la créativité exagérée de ses scènes gores, mais à ce stade c’est le seul moyen de maintenir la franchise en vie et d’attirer le public. Le choix de la préquelle est mal utilisé et le concept de l’hiver est tout simplement inexploité alors qu’il aurait pu faire un bon gimmick à lui tout seul. La manque évident de budget ne fait qu’empirer les choses et les effets spéciaux en pâtissent spectaculairement, avec notamment le maquillage des cannibales qui évoque de simples masques !
Si Saw Tooth est le plus réussi, assez proche de son modèle bien que moins imposant , Three Finger évoque une vieille sorcière et One Eye est le plus raté, son faciès n’ayant aucun rapport avec l’original. Et le manque de détails quant à leur corps, leur gestuelle et leur façon de communiquer ne fait qu’amplifier cette impression désagréable de voir une version bon marché des créations du Stan Winston Studio. Il n’y a qu’a voir la victime d’écartèlement, dont les membres s’enlèvent un par un comme un vulgaire jouet, pour comprendre l’ampleur du désastre.
Bref, c’est un naufrage et les critiques ne s’y sont pas trompés en massacrant le film à sa sortie. Assez proche du superbe Cold Prey par certains aspects, Wrong Turn 4: Bloody Beginnings pourrait en être le petit frère difforme et demeuré. Celui qui veut imiter son aîné mais ne fait que s’embarrasser devant tout le monde.

Une analogie qui, je trouve, convient parfaitement à ce film de consanguins.

 

 

 

   

A gauche, la version Unrated. A droite, la version… Unrated aussi apparemment.

2 comments to Wrong Turn 4: Bloody Beginnings (2011)

  • Rigs Mordo  says:

    Excellente chronique, très élaborée et qui va au fond des choses, ce qui est quand même rarement fait pour une série comme les Wrong Turn, il faut le rappeler! Encore une fois, les photos donnent plutôt envie contrairement à ton avis qui exprime bien toute la crétinerie du film… Un film à voir quand on est un peu bourré, visiblement!

    • Adrien Vaillant  says:

      Whaa merci, c’est super sympa ! ^^”
      C’est clair que personne ne se risquera à analyser en détail les Détour Mortel ! XD Mais bon c’est moi, j’aime parler films et expliquer pourquoi j’aime ou pas. Je peux pas me contenter de “c’est bieng !” ou “c’est stupide donc c’est nul”, je préfères étudier en détail 😉

      Par contre celle-ci était peut-être trop longue, je ne sais pas…

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