Leprechaun 4: In Space (1996)

 

Leprechaun 4: In Space

(1996)

 

“As Shakespeare says, shit happens.

 

 

Suite à sa très bonne expérience avec Leprechaun 3, Brian Trenchard-Smith rempile de son propre chef lorsque la Trimark annonce un quatrième volet aux aventures du farfadet meurtrier. C’est lui qui propose le pitch de ce nouvel opus, décidant de poursuivre sur la lancée humoristique amorcée avec le dernier film et choisissant d’expédier le lutin… dans l’espace ! De la parodie volontaire qui permet de changer de cadre et surtout d’adresser un clin d’œil au public quant à la manière d’accueillir la franchise. Leprechaun n’est pas Chucky, ni Freddy, et tend plus vers l’humour que l’horreur. Avec une telle idée, l’Australien peut même tirer partie de son petit budget pour rendre hommage à l’esthétisme ringard des vieux classiques du genre comme Star Trek ou Cosmos 1999. Ainsi, et contrairement à ce que beaucoup pensent, le gimmick spatial n’est pas une preuve flagrante de manque d’idée et il s’agit au contraire d’une volonté de renouveler la série et la rendre encore plus folle. Bien sûr, au même moment, Hellraiser a la même idée pour un résultat pitoyable et la saga Vendredi 13, dans une impasse depuis Jason va en Enfer, s’avance dans la même direction avant de freiner des quatre fers devant le manque d’enthousiasme du public. Jason X verra bien le jour, mais seulement quelques années plus tard, dans l’espoir de ne pas être mis dans le même sac – en vain.

 

 

Tant pis si Leprechaun 4 tient de la blague ou si Hellraiser: Bloodline fut victime d’un remontage sauvage et de reshoots. Les spectateurs considèrent le principe même d’injecter de la SF dans une franchise horrifique comme hors-sujet, stupide et prennent immédiatement le film par le mauvais bout. Cela explique sans doute pourquoi cette troisième suite est globalement conspuée par tous et considérée comme le pire film de la série – même si le prochain fera bien pire. Et c’est dommage car le scénario, écrit par Dennis A. Pratt (Kickboxer 3, Deep Freeze et des révisions sur La Tempête du Siècle, pourtant scripté par Stephen King lui-même), ne manquait pas d’idées ! A la manière de Leprechaun 3, Pratt et Trenchard-Smith compensent l’absence de moyens par une galerie de personnages délirants qui pourraient tout aussi bien avoir leur propre film. Les références pleuvent, l’ambiance est légère et les situations s’enchainent pour devenir de plus en plus extravagantes, permettant de rythmer suffisamment le film. Pas mal si l’on considère que le projet fut lancé à partir d’un poster de Apollo 13 sur lequel quelqu’un remplaça la tronche de Tom Hanks par celle du gnome ! Seulement voilà: jusqu’où les bonnes intentions peuvent-elle compenser le manque de moyens ?

 

 

Car la série se retrouve avec un budget et un calendrier de tournage encore plus petit. Le casting se réduit à une peau de chagrin, les effets spéciaux sont limités au strict minimum – et comprenez que pour un film reposant à 100% sur les-dits effets, cela se fait bien ressentir, mais surtout il y a un nouvel enjeu qui va ternir encore un peu plus le tableau. Nous sommes en 1996 et le cinéma de vidéo-club arrive à un tournant. Il y a une évolution drastique dans l’industrie, les temps changent et on se retrouve avec de plus de plus de téléfilms – productions commandés par des chaines câblés ou satellites afin de remplir leurs grilles de programmation. Les sorties DTV se calent sur celle de la télévision et la mode va progressivement se centrer sur les bestioles en CGI. Ce sont les Python, King Cobra, Shark Attack et autres productions Nu Image ou UFO qui vont envahir les rayons, de plus en plus laids, de plus en plus similaires. Les images de synthèses, alors très primitives, sont employées à tort et à travers pour gagner du temps. Le résultat, déjà pas fameux sur un blockbuster à l’époque, est immonde, et les effets physiques d’autrefois vont être délaissés aux profits de trucs virtuels rendu en basse résolution.

 

 

Leprechaun 4, bien que disposant toujours de Gabe Barlatos et de quelques spécialistes à l’ancienne pour l’essentiel du film, va aussi se reposer sur le digital pour tout ce qui touche aux vaisseaux spatiaux, rayons laser et autres effets magiques. Le résultat est visuellement infâme, cheap, rabaissant des valeurs de productions déjà pas bien haute. Si Leprechaun 3 faisait illusion, celui-ci est misérable à regarder. Tout est sombre, vide, les couloirs et les tuyaux se succèdent, les éléments de décors se limitent à des grilles, des escaliers ou des ustensiles de laboratoires, les costumes sont inintéressant et la planète extraterrestre au début du film ressemble au décors d’une pièce de théâtre d’école primaire… Bien heureusement, si le film a l’air triste, il ne l’est évidemment pas et passe volontiers son temps à déconner. Tout comme Leprechaun 3, il évacue immédiatement toute sériosité concernant l’antagoniste: pas d’origine, pas de règles particulières, pas même de références à son or. En fait il n’est même pas considéré comme un lutin magique, les personnages utilisant plutôt les termes “alien”, “menace”, “petit monstre” et autres qualificatifs un peu plus vulgaires. Mais ses pouvoirs de télékinésies demeurent et il possède toujours son accent Irlandais, prouvant qu’il reste le même gnome que l’on connait depuis le premier film.

 

 

L’intrigue le projette dans un futur lointain, à une date incertaine. L’humanité est sous le joug de la Fédération Galactique, qui le poursuit depuis déjà six mois. Il a en effet investi le secteur Delta de la planète Ithacon, une zone minière très importante et valant un bon demi-milliard de dollars en or. Un groupe de Space Marines est dépêché sur les lieux afin de se débarrasser de lui pour de bon et reprendre le contrôle des opérations, mais ils ne savent pas que leur cible possède de plus grandes ambitions encore: parce qu’il déteste la manière dont l’univers le considère et qu’il demande le respect, il planifie de devenir roi de la planète Dominia, une population extraterrestre avec qui la Fédération n’entretient pas d’excellent rapport. Pour ce faire, il a kidnappé la princesse Zarina, une pétasse pourrie gâtée et égocentrique, au moins aussi cupide que lui. Il lui propose de se marier avec elle pour ensuite assassiner son père, faisant d’eux les héritiers de la couronne. Il n’en faut pas plus pour la convaincre, mais c’est à ce moment que le commando débarque. S’ensuit une fusillade et le lutin est détruit par une grenade, littéralement mis en pièce par l’explosion. Le groupe récupère alors sa “fiancée”, pensant qu’il s’agit d’un otage, et retourne au vaisseau, croyant en avoir terminé avec cette mission.

 

 

Ils n’ont théoriquement plus qu’à attendre, en orbite, qu’une équipe de la Fédération ne vienne prendre le relais, seulement deux évènements vont compliquer les choses. Le premier c’est le fait que leur superviseur, le mystérieux Dr. Mittenhand (Patte-de-Velours, en VF), a des plans très particuliers pour Zarina. Scientifique réduit à l’état de cyborg suite à une expérience raté, il compte utiliser l’ADN de la princesse afin de reconstruire son propre corps. Le peuple de Dominia possède est effet capable de régénération, et leur sang (bleu !) lui permettrait de retrouver son apparence humaine. Prêt à tout pour cela, il déconsidère totalement l’équipage et le menace même de cour martiale s’ils ne protègent pas ses intérêts. L’autre, c’est le retour du Leprechaun qui s’est introduit dans le vaisseau à travers le corps d’un des Marines, à la manière d’Alien. Parce que l’un d’eux a pissé sur son cadavre, il a pu remonter jusqu’à la source sous forme d’énergie, logeant secrètement dans le pénis du soldat. Alors que celui-ci s’apprête à prendre du bon temps avec une camarade, l’excitation sexuelle réveille le lutin qui s’échappe donc de son membre durci tel un énorme chestbuster ! Désireux de retrouver sa promise, le gnome massacre alors les militaires tout en errant dans les coursives de l’astronef.

 

 

Le film prend ainsi des allures de slasher, un peu comme le faisait déjà Leprechaun 3, se focalisant principalement sur les tentatives des Space Marines d’enrayer la menace. Chaque confrontation engendre des pertes en hommes, et bien vite ils ne sont plus qu’une poignée de survivants. Impossible de s’échapper puisque Mittenhand les en empêche, et impossible de détruire le lutin qui est tout simplement immortel ! Même criblé de balles, réduit en morceaux, il revient à la vie et utilise ses pouvoirs contre eux ! C’est malheureusement là que les limites budgétaires de Leprechaun 4 viennent freiner le récit, empêchant le spectacle d’être aussi fluide et délirant que dans son prédécesseur. La magie du lutin est bridée et celle-ci ne provoque que de “petits” méfait, invoquant de minuscules explosions ou faisant voltiger des objets dans les airs. La plupart des meurtres sont anecdotiques et certains semblent carrément avoir été improvisés en cours de tournage: un Marine fait une chute mortelle, séquence à peine rendue drôle par la manière dont le gnome retire ses doigts de la passerelle tel Bugs Bunny. Un autre est écrasé par un container géant façon L’Arme Fatale 2. Et bien souvent la créature se contente d’empoigner une arme à feu, se livrant à quelques fusillades on ne peut plus normale avec ses adversaires ! Amusant, mais à l’intérêt très limité.

 

 

Il n’y a pas non plus de place pour le gore et ses atrocités ne laissent ni traces de sang ni membres orphelins, ce qui s’avère frustrant à plus d’un titre et diminue même la portée de certaines séquences. Comme lorsqu’il découpe les jambes d’un voleur avec sa canne épée-laser, hommage évident à Star Wars, mais que tout se déroule hors champ. Reste la séquence se déroulant dans une chambre de déchets organiques contenant des bactéries mangeuses de chair humaine, où il lui suffit de trouer la combinaison protectrice d’un garde pour qu’il soit réduit à l’état de squelette en quelques secondes. Puis, sans prévenir, Leprechaun 4 se permet une folie digne de l’opus précédent lorsqu’un scientifique se fait aplatir la tête d’un coup de plateau. Celui-ci apparait alors avec une tronche en forme de crêpe, comme si l’on se trouvait dans un épisode de Tom et Jerry, avec un visuel évoquant la bonne vieille époque des effets spéciaux extravaguant des années 80. Et bien sûr, il y a l’horrible mutation réservée à Mittenhand, puisque le farfadet va piéger son cocktail d’ADN en y rajoutant une tarentule et un scorpion: le monstre, véritable surprise inattendue, s’avère être grandiose, soigné et très réussi, sorte d’hommage aux expériences ratés de La Mouche II.

 

 

Du reste, le réalisateur se souvient qu’il n’a parfois pas à trop forcer pour amuser la galerie, et déguiser Warwick Davis peut être suffisant. Celui-ci parade en costard à la James Bond, sirotant une flûte de champagne pour fêter ses nouvelles fiançailles, apparaît avec un casque de chantier sur la tête dans une vidéo rappelant les règles de sécurité (il se coup des doigts avant de mettre feu aux moignons par mégarde) et en cowboy alors que la musique parodie Morricone. Lorsqu’il s’extrait du slip sanglant de son hôte, c’est au son d’une trompette de cavalerie (le célèbre thème du Lone Ranger !) et lorsqu’il se fait frapper dans les couilles, un son évoquant là encore un dessin animé se fait entendre. Pas de toute, nous sommes dans la droite lignée du volet précédent et l’amusement est là. Manque de bol, il faut se rendre compte que le temps de présence du petit monstre est plus réduit que la dernière fois – en fait les 3/4 des apparitions de Warwick Davis semblent avoir été tournée à part, celui-ci n’ayant pratiquement aucune interaction avec ses collègues. Pire: les rimes ont totalement été abandonnées ! Alors que l’idée du limerick prouvait être ingénieuse la dernière fois, le Leprechaun continu d’insulter et de tendre le majeur mais sans jamais être poétique. Très probable que le scénariste n’ait pas voulu perdre du temps avec ça en cours d’écriture, faute à une production précipitée.

 

 

A la place il récite quelques citations quasi Shakespearienne et montre avoir le même humour que Freddy Krueger ou le Cryptkeeper. C’est sympa, mais ce n’est pas vraiment la même chose… On se rattrape alors comme on peut, et il faut féliciter l’existence de cette machine à miniaturiser qui, réglée à l’envers, va donner au nabot la taille d’un géant ! Et la créature de vérifier la taille de son sexe, laissant échapper une expression de satisfaction ! Une bonne idée qui permet au dernier acte de retrouver la patte Trenchard-Smith après de longues poursuites et fusillades ennuyeuses filmées dans l’obscurité. Comme revigoré, le film enchaine alors trouvailles sur trouvailles au point qu’il paraitra n’avoir ni queue ni tête au spectateur lambda. La princesse extraterrestre lance une sentence de mort aux Marines en exhibant ses seins (sur son monde c’est visiblement très sérieux), l’héroïne qui se faufile dans des conduits d’aération est attaquée par le Mittenhand mutant, alors rebaptisé Mitten-Spider, qui lui arrache son pantalon pour le bouffer ! La voilà en petite culotte à la manière de Sigourney Weaver à la fin d’Alien. Même son partenaire masculin se déshabille lorsque, blessé par balle, il se met torse nu sans véritable raison, comme si l’on se trouvait dans un film de David DeCoteau.

 

 

La conclusion montre le farfadet être expédié dans l’espace à la façon de la Reine dans Aliens, puis il explose sans raison, ses morceaux flottant autour du vaisseau, une main faisant un doigt d’honneur aux survivants. Du n’importe quoi total mais on était prévenu, et le script distribue autant qu’il peut: les Space Marines font leur prière avant de partir à l’action (“O Lord, be with us as we hunt down this ungodly son of a bitch”), un personnage déclare que la planète hostile où réside le Leprechaun ne lui semble pas aussi délabré que la ville de Detroit, le couple Leprechaun / Zarina passe son temps à se crêper le chignon puisque désirant l’un comme l’autre les richesses de Dominia pour eux tout seul, et un laboratoire futuriste est doté d’une sonnette tout à fait normale. Plus subtile, on peut relever quelques références à de grands classiques, comme le bruit des portes automatiques repris sur Doom ou le fait que Zarina, qui passe son temps dans une tenue style bikini de l’espace, est évidemment une décalque de Dejah Thoris, la princesse martienne d’Edgar Rice Burroughs. Le Dr. Mittenhand semble quant à lui être une reprise du Davros de Doctor Who, puisqu’il en reprend la forme générale. Un tête, un bras et un début de tronc encore organiques, attachés à une sorte de fauteuil roulant futuriste. Son accent allemand et certaines de ses répliques en font même un petit Nazi, et il est un généticien de génie.

 

 

Il faut avouer que le personnage avait du potentiel, savant fou se prenant pour le Magicien d’Oz et prompt à des crises de colères fréquentes. Lorsqu’il tape du poing trop fort, il détraque les commandes de son unité robotique et se met à buguer ! Le pauvre doit aussi composer avec un assistant servile et pervers sexuel (“Eh don’t touch me unless you mean it… cowboy”) qui aime visiblement se faire traiter comme de la merde.

«– Puis-je dire combien je déteste et méprise les lèche cul de ton espèce ?
Merci ! Puis-je dire quel honneur c’est d’être méprisé par un esprit aussi magnifique que le vôtre ?»

Les meilleurs scènes sont vraiment ses échanges avec les autres personnages, juste parce que voir un protagoniste aussi “autre” avoir des conversations aussi mondaine a quelque chose de merveilleux. Qu’il discute du contrat des Marines avec leur sergent, se disputant l’inclusion d’un bonus, qu’il explique à son assistant la façon dont il s’est retrouvé dans cet état (la première expérience cybernétique de l’Histoire, où il dit qu’il aurait pu être “le premier ordinateur doté de structures organiques”, se mélangeant visiblement les pinceaux) ou lorsqu’il rencontre enfin le Leprechaun. Chacun se moque de l’apparence de l’autre avant d’échanger leur point de vue sur leur façon de voir le monde, et contre toute attente le scientifique parait presque plus maléfique que le lutin ! A ce dernier, qui veut qu’on le respecte, il répond avec rage “Respect is nothing ! Fear is what makes the universe go round, my friend. Fear is what you want !”, reprenant à son compte la politique d’Hitler.

 

 

Quel dommage que Leprechaun 4 n’ait pas pu avoir le budget de ses aînés pour créer une véritable guerre entre magie et science avec ses deux là. Il est presque triste de voir le personnage disparaitre, sa personnalité s’effaçant alors qu’il régresse à l’état bestial. Dans sa mort, il est pathétique, injectant au film – pour quelques secondes – une émotion véritable que l’on n’aurait jamais rêvé trouver ici… Forcément le couple de héros parait bien fade en comparaison, et il n’y a rien à en dire en-dehors de leur strip-tease respectif qui aurait tout de même mérité d’aller un peu plus loin. Il aurait été plus satisfaisant de donner plus d’importance à Zarina, qui cesse d’exister dans la dernière partie lorsqu’une engueulade de trop avec le lutin incite ce dernier à se débarrasser d’elle, l’assommant. Après ça elle revient à elle dans un état second, comme droguée, et ne fait plus rien du reste du film. La même chose pourrait être dit de Delores, l’équivalent de Vasquez d’Aliens, femme qui a des couilles et qui se sent un peu coupable de la présence du farfadet dans l’astronef puisque c’est elle qui a excité son frère d’arme. Fort heureusement, il nous reste le Sergent “Metal Head” Hooker, chef de Space Marines et probablement mon personnage favori du film.

 

 

Doté d’une énorme plaque en métal qui lui couvre la moitié du crâne, il est la caricature du militaire macho, énervé et autoritaire, à un point où plutôt que de paraitre antipathique, il remporte au contraire immédiatement l’adhésion. Son humour à froid et sa façon de sortir des insultes à chaque phrase en fait rapidement un des meilleurs éléments du film, et il faut le voir le sourire de satisfaction lorsqu’un de ses troufions pisse de mépris sur le cadavre de leur cible. Jamais content, il témoigne pourtant de sentiments sincères pour ses hommes et respecte la chaine de commande même si cela signifie se faire humilier par son supérieur. Quel dommage que le scénariste choisisse de caricaturer sa “virilité” en laissant sous-entendre qu’il est un homosexuel refoulé. Autant son expression de crainte est amusante lorsqu’il découvre que Dolores n’aurait rien contre une partie de jambes en l’air avec lui, autant la façon dont il est évacué de l’histoire ne fait pas rire. Se retrouvant travesti en prostituée, il est victime d’un dédoublement de personnalité pas très compréhensible (le militaire chauvin et la fiotte timide) et attaque ses amis sans pouvoir se contrôler. La scène se traine sans jamais être drôle, et alors qu’on espère le voir revenir à lui, il est finalement tué par l’héroïne parce que personne ne semble capable de le maitriser.

 

 

Sans doute la seule faute de goût du film qui n’est pas liée aux problèmes budgétaires. Retenons de lui une réplique magnifique à l’encontre de Mittenhand: “Si je viens encore à perdre un de mes gars je t’EXPLOSE le cul ! … enfin, si j’arrive à le trouver…L’acteur est absolument parfait dans le rôle et l’effet spécial discret dont il est affublé rend véritablement bien. A ses côtés notons au moins la présence d’une trogne reconnaissable: le super cool Miguel A. Núñez Jr., vu dans Le Retour des Morts-Vivants, Vendredi 13, Chapitre 5 et grand habitué des rôles de hackeurs (Street Fighter: The Movie, Carnosaur 2, Shadowzone). Le gag étant qu’il est ici incapable de décoder le mot de passe nécessaire à la survie du vaisseau. Charismatique malgré un rôle très secondaire, il vole parfois la vedette au détour de quelques répliques (“Damn, 21st century and they still can’t dance.”) ou réactions, comme lorsqu’il tente de chasser Mitten-Spider d’un coup de casquette comme on le ferait avec une mouche. Voilà encore un protagoniste qui aurait mérité d’être plus conséquent…

 

 

Au final Leprechaun 4: In Space apparait comme à la limite de ce qu’il est possible de faire dans le genre “divertissement sans budget”. C’est un peu le verre à moitié plan contre le verre à moitié vide, et si beaucoup vont se contenter de mépriser l’idée de base et critiquer l’absence d’argent à l’écran, j’ai préféré me concentrer sur les idées qui émergent assez fréquemment, prouvant qu’il est encore possible de s’amuser même dans la pire des situations financières. Après ça, Brian Trenchard-Smith va rendre son tablier et la franchise va elle-même s’endormir pour quatre ans, pratiquement tuée par la Trimark et ce choix de ne pas soigner le produit. Et malheureusement la compagnie ne changera pas son fusil d’épaule avec la prochaine séquelle, supposant que le nouveau gimmick (placer le gnome dans le ghetto) suffira pour attirer les foules. Ainsi naitra Leprechaun in the Hood, le pire film de la série, bien plus malheureux que ce quatrième volet qui lui avait encore quelque chose à proposer…

 

 

 

GALERIE

 

   

3 comments to Leprechaun 4: In Space (1996)

  • Jerôme Ballay Jerôme Ballay  says:

    Ça me donne envie de remater cette franchise. Dommage qu’on ait pas d’intégrale par chez nous.

    • Adrien Vaillant Adrien Vaillant  says:

      Carrément. Je crois que le 1er a pas eu de réédition depuis la VHS non ?

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