Bloody Week-end, 8ème Édition

 

Voyons-voir… Compte-rendu du Bloody Week-end 2015 ? Check. Compte-rendu du Bloody Week-end 2017 ? Vous lisez ses premières lignes en ce moment même. Mais où Diable se cache celui du festival de 2016 ?! Des photos et messages sur Facebook prouvent que je m’y suis bien rendu mais impossible de mettre la main dessus… A vrai dire, c’est parce que je ne l’ai pas complété. Il existe, mais essentiellement sous forme de notes, de brouillons, et dans ma tête. Il faut dire qu’au-delà de quelques bons moments, ce Bloody Week-end VII fut surtout une mauvaise expérience pour moi, pour diverses raisons, et si l’article sortira peut-être un jour ou l’autre, pour l’heure il demeure introuvable.
Ce qui est dommage puisque Rodolphe Laurent, un Bisseux fort respectable (auteur du fanzine Inferno et du Bissophile), m’avait justement demandé si je ferai un compte-rendu pour cette année, ayant apparemment apprécié le précédent ! A ma décharge cependant, presque tous mes collègues avaient justement décidé de ne pas faire d’article sur le sujet, puisque “ça sert à rien” (grosso-modo), se contentant de petits messages de remerciements et d’appréciations à l’intentions des amis. Autant dire que je ne devrais théoriquement pas me sentir trop coupable de ne pas avoir fait mon taf, mais…

Quoiqu’il en soit, c’est sur ce modèle que j’ai décidé de parler du Bloody Week-end VIII. Rien d’énorme ou de complet, juste un vague résumé pour souvenirs et dans l’idée de saluer les copains.

 

 

Alors en guise d’intro, passons vite fait sur l’avant festival, puisque j’en reste à mon organisation de venir un jour avant tout le monde par sécurité, vu que je fais le trajet seul et que considérant le budget nécessaire à la totalité du séjour, je m’en voudrai de gâcher la première journée par un retard sur les routes ou par fatigue. Et évidemment cela me parait toujours être une mauvaise idée lorsque je débarque à Audincourt puisqu’il n’y a rien à y faire – particulièrement cette année avec le week-end prolongé, le jour férié, le pont et les départs en vacances… J’ai laissé un petit message sur mon profil Facebook qui résume bien la situation.
Autrement, je m’installe mais ne prévoit rien: des achats, oui, mais sans plus. Cette fois-ci je viens surtout pour retrouver tout le monde, plonger le nez dans certains fanzines et surmonter ma mauvaise impression de l’an passé. Au-delà de ça, nada.

 

 

VENDREDI 26 MAI

 

Tout commence, comme il se doit, au McDonald’s du coin. Je m’y rends pour déjeuner et y croise Thierry Auge, de La Séance à Roggy, celui-ci ayant eu la même idée – pas exactement pour manger mais pour m’y retrouver ! Suis-je si prévisible ? Partant ensuite pour le Bloody Week-end, nous tomberons tout aussi directement sur les amis Belges, en pleine file d’attente pour les billets: ce sont Laurent, du Fanzinophile, Augustin, de la Toxic Crypt, et les amis Nicolas et Sandy. Quelques mètres plus loin se trouve Jérôme (Curious Goods) que nous rejoignons pour découvrir le stand Vidéotopsie / Black Lagoon, où poireaute justement David Didelot. En quelques minutes tout le monde se retrouve, se salue, s’embrasse et s’enlace, et… bref. C’est un peu LE moment du séjour.
J’en profite pour finalement découvrir Black Lagoon Fanzine #1, une belle bête bien faite malgré quelques “problèmes” que regrettent ses créateurs mais qui sont bien minimes. Récupération également du Vidéotopsie #19 que j’avais oublié de précommander quelques temps plus tôt. Pas grave, c’est raccord: ma chronique qui y figure (Riki-Oh 2, le film) n’a pas été écrite pour celui-ci mais pour le numéro précédent, se retrouvant décalé suite à du retard sur la deadline. Ça continue ensuite avec l’arrivée de Peter Hooper et la réception de son Inglorious Critik #0, fanzine-hommage qui possède quelques gadgets comme un mini-comic de Julien Lauber (l’illustration à la toute fin du livre Gore de David Didelot, c’est de lui). J’aime particulièrement la check-list de clowns tueurs, que je peux presque entièrement cocher.

 

 

Question achat c’était plutôt du repérage pour commencer, avec les retrouvailles des différents stands habituellement présents. Celui de Richard Duquet, qui d’emblée balance une collection complète de Category 3 dont je me suis aussitôt emparé. Uncut Movies, où j’ai pillé anciennetés comme nouveautés, et la table de Damien et Delphine Debiemme, qui propose toujours des choses intéressantes. Passage obligés chez Artus, le Chat qui Fume, Ecstasy of Films mais aussi chez Crocofilm, dont le bipack Super Riders / Impact 5 était très attendu.
La journée se passe très rapidement, entre les salutations, l’exploration, les découvertes, les fouilles, les pauses boissons, etc. Citons notamment la rencontre avec Chris Labarre, du Steadyblog, du Steadyzine, et dont c’était la première fois au Bloody Week-end. Tout cela se conclura à la Pataterie d’Audincourt, déjà visitée auparavant lors du festival de 2015. Une très bonne soirée à parler de tout et surtout de n’importe quoi (Johnny Dick !), à argumenter autour de Human Centipede 3 et à croire à un attentat terroriste lorsqu’un malheureux ballon de baudruche explose inopinément. Par deux fois.
Quelques heures plus tard c’est retour à la cour extérieure du festival autour d’un dernier verre pour raconter des conneries – moi tout spécialement, parce que j’avais bu au moins 25cl de cidre.

Certains diront plus tard avoir vu un improbable OVNI dans le ciel, le prenant même en photo: une sorte boule lumineuse non identifiée. Pour rappel, les frères Bogdanoff sont attendus pour une conférence le lendemain. Coïncidence ? La vérité est ailleurs, mais en tout cas pas dans ma bouteille de cidre…

 

 

SAMEDI 27 MAI

 

Le samedi, c’est forcément la journée la plus longue, la plus complète et la plus chargée. Surtout à cause de la chaleur infernale, exacerbée par la foule humaine qui se masse en attendant l’arrivée des Bogdanoff, un peu en retard – on aurait pu faire cuir un œuf sur la table de chaque stand, que ça aurait donné une super omelette. Ça n’empêche pas l’équipe du Boulevard du Cinéma de se mettre au boulot, avec un sympathique passage dédié à la naissance (koff koff “promo” koff) de Black Lagoon. Et pour ma plus grande surprise, je suis aussi passé devant la caméra: pas préparé, pas à mon avantage, je me suis retrouvé à déblatérer des conneries pendant deux minutes, regardant mon interlocuteur plutôt que l’objectif braqué devant moi. Ça risque d’être coupé au montage, mais si non, ça sera aussi collector que mon moonwalk dans The Bloody Experiment 2015.
Les achats commencent enfin pour de bon, et malgré que le film en tête de ma liste (Zeder) ait finalement été mis entre parenthèse vu son prix assez élevé. Ma plus belle prise est sans doute la découverte de Sleepaway Camp 2 et 3 chez Oh my Gore ! ; des éditions garnies de bonus pour une collection dont j’ignorais l’existence. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’ai hâte de mettre en route la version karaoké de The Happy Camper Song et d’imiter Pamela Springsteen. Un autre titre qui a mérité mon attention est l’intriguant Le Scaphandrier, slasher québecois faussement rétro qui semble aussi contenir des zombies. Enfin, Thierry m’interpelle avec un film qui a l’air tout à fait dans mes cordes, White God, dont il s’empare hélas de l’unique copie.

 

 

Petite déconvenue avec les autographes cette année, pour la plupart payants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai pas réalisé la petite blague que je voulais faire à Vernon Wells: lui apporter un mini-comics basé sur Commando, et réalisé dans le cadre d’une éphémère ligne de jouets pour enfants ! Parce que les gamins seraient trop sensible à la violence, les créateurs ont décidés de leur fournir une version édulcorée du film de Mark Lester où… Personne ne meurs ! Vous vous souvenez de la scène où John Matrix tient un ennemi par le pied au-dessus du vide, lui rappelant qu’il devait le tuer “en dernier” avant de le lâcher ? Ici il le laisse simplement rentrer chez lui !
L’idée était de lui faire signer sa réplique “I’m going to shoot you between the balls” tout en observant sa réaction devant l’objet. Mais j’ai trouvé que devoir payer pour la blague cassait un peu la chose, surtout en raison de l’enchainement quasi industriel des signatures. Tant pis. Du reste la soirée fut paisible, en mode pizza / burger sur la pelouse tandis qu’un type en kilt hurlait d’une voix cassée les paroles de Bang Bang (My Baby Shot Me Down), mais en français. Sérieusement.

 

 

DIMANCHE 28 MAI

 

Jamais le meilleur moment puisque mes collègues ont tendance à se barrer un peu avant la fin du festival. Résultat on est surtout dans l’attente du départ plutôt que dans l’esprit de profiter d’une journée qui se termine tôt. J’ai quand même pu discuter avec les amis de Hors-Circuits, préparant une futur commande pour l’intégral du magasine Delirium, continuer à vagabonder de stands en stands, récupérant différents DVDs (dont le Giallo Mais… Qu’avez-vous Fait à Solange ?, et oui), et j’ai pu voir Linnea Quigley siroter une bière dans son coin avant de jeter la bouteille à la poubelle… c’est une anecdote, quoi. Dans le même genre je peux aussi me vanter de l’idée de la jolie photo pour David Didelot, après qu’il ait récupéré une maquette cartonnée du 112 Ocean Avenue, Amityville (Long Island), en la posant à côté de son Vidéotopsie #18 spécial Amityville. Les couleurs vont bien ensemble.
Mais vraiment, peu de chose à dire. Les différents groupes se séparent, on s’entre-aide pour le rangement des affaires et vers 16 ou 17h il ne reste plus que Thierry et moi. Je terminerai ma course au McDonald’s, comme pour bien boucler la boucle, investissant ce qui me reste de deniers dans un McFlurry bien frais: vu la tronche de mon crâne rouge (qui m’a donc valu le gentil surnom de Red Skull par mes camarades, mais j’y gagne: j’ai toujours cru que j’étais Mole Man), c’était sans doute ma décision la plus intelligente de tout le weekend.

 

 

Seul à Audincourt pour la seconde fois, j’ai eu le temps de lire le dos de chaque DVD récupéré – un peu plus d’une cinquantaine au total – et de commencer à feuilleter mes différents ‘zines. J’en dirai le plus grand bien, mais quitte à le faire autant que ça soit dans un autre article. Cependant n’hésitez pas à les acheter.
Au final l’expérience fut incomparable avec la déception de l’an dernier, au contraire plus proche de la folie du Bloody Week-end de 2015. La seule chose que je voulais faire une fois dans ma chambre d’hôtel, c’était de commencer à écrire pour le prochain Black Lagoon et de trouver quelque chose de bon pour l’ultime Vidéotopsie. Toutefois la chaleur et les ampoules aux pieds ont un peu freinées mes ambitions, alors à la place j’ai choisi de regarder Denzel Washington se rendre pour un Jason Statham Black dans Equalizer. Un quasi slasher dans sa dernière partie, donc ce n’était pas tellement hors sujet. La résidence étant pratiquement déserte à ce moment là, personne ne m’a entendu fredonner le thème de la série originale, et c’est tant mieux.

Quoi d’autre à dire si ce n’est que je reviendrai assurément l’an prochaine ?

 

 

Et pour les habituels remerciements, citons pêle-mêle l’équipe officielle de Black Lagoon avec Jérôme Ballay, Thierry Auge et Rigs Mordo-Didelot, “fils de”. Grand gourou et futur retraité, David Didelot, qui fut bien plus disponible sans ses dédicaces. La “bande des Belges”, avec Laurent, Nicolas et Sandy, qui sont littéralement mon point de repère chaque année. Chris Labarre, qui débarqua pour la première fois et m’offrit un exemplaire de son Steadyzine. Pascal Gillon, que je n’ai croisé que sporadiquement mais qui témoigne toujours d’une grande gentillesse. Peter Hooper, dont je me demande s’il a finalement gagné à la tombola. Romuald et Patrice d’Uncut Movies, qui me font définitivement regretter Orléans. Patrice Lamare et sa compagne, avec qui il est impératif de parler bouquin vu leur passion communicante. Luis Alcaide, du Boulevard du Cinéma, pour sa gentillesse.
Et puis tout ceux dont le nom m’échappe ou que je ne connais encore que trop peu pour les citer avec franchise, mais qui se souviendrons peut-être avoir eu quelques interactions avec moi.
Et surtout Gus, le gentil toutou de l’hôtel des Tilleuls, parce qu’il est vraiment cool.

Espérons que l’on retrouvera tout ce petit monde la prochaine fois !

 

Photos par David Didelot, Jérôme Ballay, Thierry Auge, Laurent Faiella et Grégory Wallerich

9 comments to Bloody Week-end, 8ème Édition

  • Rigs Mordo  says:

    Gus il déchire! Super report sinon man, on s’y croirait et des souvenirs remontent. Tu vois, j’avais déjà oublié tout le délire avec Johnny Dick. Putain ce qu’on s’est marré le vendredi soir… Un an à attendre!

    • Adrien Vaillant  says:

      Ah ben non, Johnny Dick enfin ! C’était l’une des meilleures choses du weekend !

      Voilà, une année complète à attendre avant les retrouvailles, ça va être long. Pour me venger je kidnapperai Gus à mon retour. Lui et moi c’est BFF maintenant.

  • Chris  says:

    super résumé, hâte de vous retrouver l’année prochaine.

    • Adrien Vaillant  says:

      Grand merci, et heureux d’apprendre que tu y seras de nouveau !
      Vivement !

  • Roggy  says:

    Bravo Adrien pour ce super retour. Tu as tout dit, pas besoin d’en rajouter, surtout que j’apparais souvent dans le récit 😉 Et puis, la prochaine fois, je te laisserai “White god”, promis !

    • Adrien Vaillant  says:

      Impeccable, j’ai hâte de le voir 😉
      Et oui on traine ensemble, alors forcément !

  • Pascal Gillon  says:

    Excellent retour sur un chaud we ! Et c’est tjs un plaisir de t’y croiser, même par épisodes 😉. La soirée du vendredi avait l’air bien rigolote (spéciale dédicace à Rigs 😂😂)

    • Adrien Vaillant  says:

      Je sais plus, j’étais bourré ! 😛
      Pareillement, toujours un plaisir de te croiser 🙂 Peut-être plus longuement la prochaine fois.

      • Pascal Gillon  says:

        Rv est pris 😉. Et si tu peux te pointer en octobre tu es plus que le bienvenu 😉

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